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Le prix de la langue française remis à Alain Veinstein

Le député-maire Philippe Nauche a remis le prix de la langue française à Alain Veinstein an présence de Tahar Ben Jelloun, président du jury et Paula Jacques également membre du jutyProclamé il y a quelques jours, le prix de la langue française a été remis ce soir sur la foire du livre à Alain Veinstein, homme de radio et écrivain. Très heureux de recevoir ce prix, le lauréat 2010 s’est trouvé comme ambition commune avec Brive (pont en celte) « une volonté de jouer les passeurs ».

« Personne ne parle la francophonie; en revanche, il y a une langue française qui se multiplie, sait accueillir et n’expulse personne. » Tahar Ben Jelloun, président du jury, aura rebondi avec malice sur les propos inauguraux du président de la foire Jean-Christophe Rufin avant de rendre hommage au lauréat 2010, Alain Veinstein, « homme de radio et écrivain », à « sa modestie, son écoute et sa générosité contagieuse: un homme exigent qui met la radio au service de la langue française, la fait passer dans nos nuits blanches hantées d’insomnies. Il sait le labyrinthe de la création. Sa voix calme et précise nous ouvre les portes d’autres imaginaires. »

Alain VeinsteinAlain Veinstein dit avoir pensé à « mon ancêtre, celui que j’appelle ainsi dans certains de mes livres et qui quittait la Pologne pour la France il y a quelques générations, et qui une fois arrivé avait été incapable d’épeler son nom », d’où ce V et non pas W qui arque son patronyme. Le lauréat a remonté le temps et l’apprentissage de cette langue: « Enfant, j’étais nul en orthographe et en grammaire. A tel point que le professeur prenait ma façon d’écrire en exemple de ce qu’il ne fallait pas faire ». Et pourtant! « Je n’ai jamais pu m’exprimer dans un autre idiome qui n’épouse pas les cadences de mon cœur à jamais rythmées par le français. »

Homme de radio depuis une trentaine d’années, maniant les mots de cette voix si captivante, Alain Veinstein n’en avoue pas moins: « la langue française, ma langue, m’a toujours donné toutes les raisons de ravaler ma superbe. Je suis terrorisé par sa complexité et prendre la parole est toujours pour moi un travail de titan. C’est en me mettant à l’écoute de ma langue que j’ai fini par parler avec elle. » Evoquant celle qu’il qualifie « une inconnue toujours devant soi » et les mutations qu’elle subit: « c’est parce que la langue est plus que jamais menacée qu’elle est plus que jamais irremplaçable. »

Le prix 2010 de la langue française

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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