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Le duo de choc d' "A love you" ne badine pas avec l'humour

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Après l’avant-première du jeudi 18 juin qui a réuni 120 spectateurs au CGR (à lire ici), l’heure de la sortie nationale de la comédie romantique A Love you est venue ce mercredi 24 juin. L’occasion de revenir sur les confidences qu’avant la projection de la semaine passée, Paul Lefèvre, jeune réalisateur et comédien, et Antoine Gouy, son acolyte dans le film comme dans la vie, étaient venus partager, se laissant même aller à parler d’amour, mais toujours passé au filtre de l’humour.

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– Comment avez-vous concrétisé ce premier projet cinématographique ?

– Paul Lefèvre: J’ai eu beaucoup de chance. Ça n’a pas été trop compliqué. Ce film reprend la base de l’histoire sur laquelle j’avais déjà travaillé pour mon court, projet de fin d’études de l’Eicar, l’école internationale de création audiovisuelle et de réalisation à Saint-Denis. J’avais le début, j’avais la fin et en tête tous les personnages incarnant chacun une vision différente de l’amour. Il ne me restait plus qu’à les placer sur la route de mes deux protagonistes, Manu et Fred.

– Comment s’est déroulé le tournage ?

 Il a duré 5 semaines et m’a appris que la vraie richesse d’un réalisateur, c’est d’avoir du temps. En 25 jours, on a eu deux minutes de fou rire pendant lesquelles on a vraiment souffert car on savait qu’on n’avait vraiment pas le temps pour ça. Et rien que l’idée d’avoir à reporter une scène à cause de la flotte était stressante. Ça a été 5 semaines d’une pression qui ne s’arrête jamais et des énormes journées. Mais elles n’avaient vraiment rien d’un fardeau. Car c’est un film de potes.

A love you10– Vous vous connaissiez de longue date avec Antoine Gouy ?

– On s’est rencontré lors du casting pour le rôle de Manu que, jusqu’à la veille du début du tournage, je n’avais toujours pas réussi à trouver. Il s’est présenté en retard comme aujourd’hui mais j’ai tout de suite su que c’était de lui. Ça a été un coup de foudre artistique. Pour que l’histoire d’amitié fonctionne dans le film, il fallait que le duo marche.

– Pour ce premier long-métrage, pourquoi s’être encombré de la double casquette de réalisateur et d’acteur ?

– C’est mon bébé ce film… J’avais envie de faire les deux ! Puis, quitte à ce que ce soit mal fait, autant ne devoir m’en prendre qu’à moi!

– Avez-vous mis beaucoup de vous dans le personnage de Fred ?

– Je suis un peu les deux à la fois: le côté romantique de Manu et fataliste de Fred.

– Vous vous êtes rajouté une autre contrainte, celle de jouer nu. Cela a-t-il été compliqué ?

– Forcément, en tant que réalisateur, on est tout de suite moins crédible à poil pour parler aux techniciens mais non, ça n’a pas été traumatisant… Pour nous en tout cas !

– Au cœur de votre film, il y a le pari fou que fait Manu par amour. Et vous, quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite par amour ?

– Ce film!

A love you9– Pourquoi avoir choisi de traiter l’amour sous l’angle de l’humour ?

– Par pudeur. Puis on est quand même très client de l’humour des frères Farrelly et de Buster Keaton. Les gags à l’ancienne me font sourire. Ce film est aussi un hommage au ciné vintage, aux comédies telles que La Chèvre ou Marche à l’ombre.

– Pour ce premier film, vous avez convaincu deux grands noms, chacun dans leur domaine… Dominique Pinon et Luc Besson, rencontré par le biais d’un ami commun…

J’ai écrit le rôle de Dominique Pinon en pensant à lui. Il se trouve qu’à la lecture, le scénario lui a plu alors il a accepté le rôle. Ça a été cool de tourner avec lui. Avec son talent et son expérience, on ne s’attendait pas à ce qu’il se montre timide sur le plateau. Je suis super fier et je trouve qu’il apporte beaucoup au film. Quant à Luc Besson, je le considère comme un vrai parrain de cinéma. Il m’a donné ma chance et ouvert les portes des chaînes. C’est un producteur de cœur. De plus, tout en étant bienveillant, il ne s’est pas immiscé au niveau artistique. Ce film est vraiment une belle histoire.

– D’autant que vous avez déjà reçu un prix…

– Oui, le prix spécial du jury du festival de l’Alpe d’Huez 2015. C’est là que l’aventure a vraiment démarré, là que ce film a commencé à exister, qu’il est entré dans la lumière. Le tournage est de l’ordre de l’entre-soi, alors, lors des projections, aux premiers rires qu’on entend, on réagit un peu comme Miss France !

– Depuis lors, vous n’avez cessé de tourner pour aller à la rencontre du public. Vous avez pu prendre la température… Ça vous permet d’aborder plus sereinement la sortie nationale de mercredi ?

– Oui, on a pu faire une trentaine de dates, notamment ce dernier mois où on n’a pas arrêté. Le temps de la projection est toujours facteur de stress et même si pour l’instant on n’a que des bons retours, je pense faire une descente d’organe au moment de la sortie nationale !

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Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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