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Le concert du Nouvel an va souffler les contrastes

Carmen, Danse macabre, La folie des grandeurs, Mourir pour des idées… Dimanche 27 janvier, le concert du Nouvel an va sillonner la musique française en mariant les émotions. Il reste encore de rares places pour vivre ce moment festif qui se joue toujours à guichets fermés. Vous pouvez aussi assister la veille après-midi à la répétition générale qui est ouverte gratuitement au public (mais sur réservation au conservatoire au 05.55.18.17.80).

Le ton sera donné d’entrée avec La Périchole, un opéra bouffe d’Offenbach dont on célèbre le 200e anniversaire de naissance. Deux morceaux joyeux, l’Ouverture et Chœur de fête qui seront aussitôt contrastés par la Marche au supplice, extraite de la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz, un choix en partie dicté par le 150e anniversaire de la mort de cet autre compositeur français. Le Concert du Nouvel an va ainsi alterner le chaud et le froid tout au long des deux heures de représentation détaillées lors de la conférence de presse où les professeurs du conservatoire, musique et danse, ont effeuillé le programme.

Avec cette année comme trame la musique française, les professeurs ont construit un spectacle vivant emportant davantage le public dans un tourbillon d’émotions. Quitte à s’aventurer hors des senties rebattus afin d’exploiter la panoplie des possibles à travers les œuvres, jouant presque aux osselets avec nos sens. Ainsi de cette Marche au supplice où une chorégraphie légère de tutus détonnera avec la densité des 5 contrebasses supplantant l’habituelle octobasse.

Au fil de plus de 15 ans, le Concert du Nouvel an s’est ainsi enraciné dans le paysage comme un vrai spectacle école qui permet à 300 élèves du conservatoire (allant de 8 à 76 ans) de vivre pleinement une présentation. Jusqu’aux postes les plus cruciaux. “Les solistes sont tous des élèves, ça leur met une forte pression”, reconnait Jan Picarda qui se partage la direction de l’orchestre avec ses deux collègues Davy Dutreix et Ludovic Marchioro.

Le programme réserve quelques belles surprises comme par exemple cette Danse macabre de Saint-Saens: “Un univers très burtonien, une musique de film avant l’heure. Les élèves solistes violon seront au milieu des danseuses et avec le xylophone, on entendra bien les os qui s’entrechoquent”, se régalent d’avance les professeurs. Les tableaux se succéderont en invoquant les genres, musique fusion, MAO (Musique assistée par ordinateur)… Il y aura deux créations, l’une des professeurs, l’autre pour la première fois d’élèves.

Qui dit musique française dit des incontournables comme Bizet avec Chœur de gamins (qui réunira 50 élèves) et surtout Votre toast je peux vous le rendre, autrement plus connu comme “l’air du toréador”… Il y a aura aussi des invocations plus inattendus comme La folie des grandeurs de Michel Polnareff… Bref, un spectre large qui s’achèvera par un bouquet final avec défilé des participants sur Mourir pour des idées de Georges Brassens, repris dans la version pop rock de Subway.

Aussi festif que soit le moment, il n’en est pas moins l’aboutissement d’un long travail entamé depuis la rentrée par les élèves et bien avant par leurs professeurs. “Nous travaillons d’une année sur l’autre. L’événement est souvent source d’inspiration pour le suivant. On commence à générer les idées en janvier, afin d’ébaucher le thème et les pièces pour que tout soit défini en juin car il faut ensuite régler toutes les partitions puis les chorégraphies”, expliquent les professeurs. “On monte de la musique vouée à être dansée, il faut aussi tenir compte des difficultés, tant pour les musiciens que pour les danseurs. C’est un travail complexe et passionnant, un très beau projet pédagogique et une belle école du groupe.”

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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