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Le centre hospitalier informe sur la sécurité des soins

Aujourd’hui, le centre hospitalier de Brive proposait aux usagers comme aux professionnels de s’informer sur la sécurité des soins apportés aux patients, dans le cadre d’une semaine consacrée à cette thématique par le Ministère de la santé.

Dans le hall d’entrée du centre hospitalier, les tables sont alignées. Le personnel est installé, prêt à renseigner les usagers ou les professionnels sur la thématique de la sécurité des soins apportés aux patients. Des ateliers permettent d’échanger autour du bon usage des médicaments au sein de l’hôpital, de la préparation à la sortie du patient avec parfois la nécessité d’un accompagnement par le service social, ou encore de thématiques plus obscures. Citons par exemple l’identitovigilance.

L’identitovigilance consiste, comme son nom l’indique, à prévenir les erreurs liées à l’identité du patient.

“Il arrive que les patients ne comprennent pas qu’on doive les identifier aussi souvent”, concède Christophe Marillesse, directeur adjoint du CH de Brive en charge notamment de la relation avec les usagers. “De fait, on peut avoir à justifier de son identité une quinzaine de fois à plusieurs étapes de l’hospitalisation. C’est uniquement pour la sécurité des patients, pour éviter des erreurs toujours possible. L’identité est vérifiée, en aucun cas contrôlée.”

Autre explication fournie aujourd’hui aux usagers devant subir une opération: la check-list.

Depuis 2010, les centres hospitaliers utilisent un document qui suit l’usager de son arrivée à sa sortie. Onze critères sont listés sur trois colonnes: avant induction anesthésique, avant intervention chirurgicale, après intervention. Vous pouvez découvrir à quoi sert et à quoi ressemble ce document en cliquant ici.

Encore moins connu sans doute: le rôle des CREX et de la RMM.

Le CREX, Comité de retour d’expérience, permet d’analyser ce qui a mené à une erreur ou un accident.

“On apprend toujours de ses erreurs”, admet Christophe Marillesse, avant de développer: “Des personnels ont été formés avec des méthodes en vigueur dans l’aéronautique. Ça peut paraître étonnant mais il se trouve que les méthodes au sein de l’aéronautique sont très efficaces: au moindre petit accident d’ULM, les professionnels du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses cherchent à découvrir ce qui a conduit à l’accident, étape par étape et en respectant la chronologie d’un incident initial à l’accident. A l’hôpital, nous appliquons les mêmes méthodes depuis 2 ans, avec désormais un déploiement dans tous les services”.

Plus ancienne, la RMM, Revue de morbidité mortalité, s’avère complémentaire avec le CREX. La RMM vise à comprendre les causes d’un décès. Là où le CREX analyse le chemin qui a conduit à l’accident, la RMM part du décès pour remonter le fil des événements qui y ont conduit.

Cette journée d’informations aura surtout été l’occasion de montrer que le centre hospitalier se sert d’un maximum d’outils pour sécuriser les hospitalisations.

Plus de renseignements sur la semaine de la sécurité des patients sur le site du Ministère de la Santé.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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