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Laurence Sartin, l’artiste qui aime se payer des têtes

Ce qu’il adore c’est caricaturer. “Je suis un autodidacte”, explique le peintre anglais qui collabore avec le musée Labenche pour l’exposition “Les illustres inconnus”. Une grande première. Rencontre avec un drôle de personnage.

C’est par le biais de sa mère, elle-même portraitiste, que l’artiste découvre sa passion. Laurence Sartin débute en tant qu’illustrateur de livres d’enfants. Il s’installe à Munich en 1984 pour exercer sa passion. Il y a une vingtaine d’années, il se lance dans les portraits satiriques. Cette découverte prend le dessus sur les ouvrages destinés au jeune public. “Je peux m’amuser avec les portraits“, se réjouit-il. La satire lui permet d’apporter une pointe d’humour à l’histoire. Jamais en panne d’imagination, le créateur ajoute même des biographies pour le moins rocambolesques à ses œuvres. L’occasion de voir une vision décalée de l’histoire ancienne. La plupart des tableaux exposés à Labenche datent d’ailleurs de cette période allemande.

Le portraitiste natif de Worthing découvre la Corrèze il y a 28 ans. Il achète une maison de vacances à Beyssac, non loin de Pompadour, puis finit par s’y installer définitivement. Fier de son amour pour le pays, il met à profit son talent auprès des Français en vendant ses tableaux et en les exposant.

Laurence Sartin s’intéresse aussi énormément au monde qui l’entoure. “Je connais beaucoup l’Europe“, explique-t-il. “J’aime l’Italie, l’Espagne, la France”, détaille l’artiste. Ses voyages lui ont délivré une véritable source d’inspiration pour ses tableaux. En plus de ces destinations, il découvre l’Autriche en travaillant dans une maison d’édition, comme précédemment en Allemagne. Il connaît également la Suisse où il a été directeur des Beaux-Arts, encore dans une maison d’édition.

C’est la première fois que je fais une exposition aussi grande où je suis le seul artiste mis en valeur“, s’enchante Laurence Sartin. Une opportunité formidable pour lui. Pour le musée aussi qui propose une mise en valeur inédite de ses collections.

Le directeur Vincent Rigau-Jourjon souhaitait avoir un portrait imaginatif inédit. Le peintre anglais a donc représenté Jean de Calvimont. Ce seigneur du 16e siècle était le propriétaire de l’hôtel Labenche qui fut ensuite en 1989 transformé en musée.

Pour indice, Laurence Sartin a représenté Jean de Calvimont avec un nez imposant et une lettre sous scellé. À vous de retrouver ce personnage au milieu des autres tableaux. On ne vous en dit pas plus et on vous laisse chercher !

Alors si vous souhaitez rencontrer cet artiste qui se paye la tête de personnages majeurs de l’histoire, rendez-vous le samedi 18 mai à Labenche lors de la nuit des musées ! Vous pourrez déambuler de 18h15 à 19h15 avec Laurence Sartin dans une ambiance conviviale avec jeux et échange.

Maxence MAMY

Maxence MAMY

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