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Laure rejoint Marianne dans le hall de la mairie

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La sculpture en bronze du médecin et artiste Louis Tamain, offerte à la Ville par sa fille Françoise Verguet, a été dévoilée vendredi dans le hall d’accueil de la mairie.

statue-louis-tamain3Depuis vendredi, Laure est venue rejoindre Marianne dans le hall de la mairie. La blancheur du buste de l’une, soulignant le bronze du corps de l’autre. Cette nouvelle venue est l’œuvre de Louis Tamain, docteur et sculpteur né à Donzenac en 1920 et décédé en novembre 2015 à l’âge de 95 ans.

Laure, sculptée en 1991, a été offerte à la Ville par la fille de l’artiste Françoise Verguet. “C’est un don de grande valeur auquel je suis très attaché”, a souligné Frédéric Soulier, maire de Brive, en précisant que ce bronze de Louis Tamain s’ajoutait à un autre, La Briviste, acheté par la Ville à l’époque de Bernard Murat.

L’artiste “aux plusieurs facettes et aux multiples talents”, comme l’a décrit Frédéric Soulier, a fait les Beaux-Arts de Toulouse et suivi en parallèle des études de médecine: une exigence d’un père soucieux que son fils gagne sa vie. “Cela n’a pas été une perte de temps”, nous avait confié Louis Tamain en février 2011, en amont de l’exposition “Convergences”, présentée à la chapelle Saint Libéral. “Cela m’a permis d’acquérir une connaissance parfaite de l’anatomie particulièrement riche pour ma sculpture.”

statue-louis-tamain2C’est ainsi que le médecin de campagne se mit à exercer (en 1945) au moment où il commença à exposer (en 1946). Il n’allait plus cesser dès lors, à Brive, en France et à l’étranger. Louis Tamain prit aussi la plume et toucha notamment de nombreux lecteurs avec sa trilogie L’encre violette, Le temps des écoles et Médecin de campagne.

Ses sculptures, essentiellement des nus féminins où jaillissent “l’émotion et la vie sont un hymne à la femme et à sa beauté”, a déclaré le maire de Brive, en appréciant la formule par laquelle l’artiste avait lui-même l’habitude de se décrire: “un autodidacte figuratif“. Formule qu’il avait explicitée en 2011: “J’évite les tendances et je ne me revendique d’aucun maître. Ma sculpture est très figurative. Je ne copie pas la nature, je l’interprète sans trop m’en éloigner. Je ne commande pas non plus de pose à mon modèle. J’attends le déclic d’une pose, un élément vivant qui va enfler et auquel je vais essayer de donner vie. Je cherche un flash de vie. La création est un besoin. C’est quelque chose d’extraordinaire. J’ai la sculpture dans la peau.”

Et sa fille, Françoise Verguet, de terminer: “Mon père qui pensait qu’il n’y avait pas de meilleur endroit que Brive pour vivre, serait très touché que Laure soit là, dans la mairie”.

 

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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