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L'audit des finances de la Ville au programme du conseil municipal

intro mairie

Frédéric Soulier présentait ce matin l’audit, réalisé par un cabinet d’experts, qui sera débattu lors du conseil municipal de ce soir. Un document qui conforte l’idée que la municipalité n’a pas d’autre choix que celle d’une gestion des plus rigoureuses. Entre dette à rembourser et frais de fonctionnement à diminuer, “la situation est préoccupante et va demander des efforts importants” affirme le maire.

“C’est une course contre la montre dans laquelle nous sommes engagés”. C’est par ces mots que Frédéric Soulier a commencé son propos. Selon le maire, “la Ville est confrontée à une situation tout à fait inédite puisqu’elle voit se conjuguer la baisse de la dotation de l’Etat, de l’ordre de 2 millions d’euros par an, à une charge de fonctionnement et un endettement en nette augmentation entre 2008 et 2014”. Ces facteurs mis ensemble plombent les comptes de la Ville et obligent à mettre en place une gestion sans faille, “car depuis 2008, Brive n’a plus aucune capacité d’épargner et donc d’investir sur ses propres deniers” complète le maire.

C’est à partir d’un audit réalisé après les élections que l’équipe municipale entend expliquer et faire comprendre cette nécessité de “serrer la vis”. “On a pas le choix” affirme Frédéric Soulier. Un précédent audit, réalisé en 2008, avait déjà mis en garde les élus. Il préconisait à l’époque de “ne pas investir plus de 13 millions d’euros par an, or ce fut 24, jusqu’en 2014. Il demandait également, dans la même période, une maîtrise impérative des charges en les gardant au niveau de l’inflation, à savoir 0,2%, or ce fut 0,8, ce qui représente environ 1,7 millions d’euros de plus de dépensés par an. Ajoutons à cela une dette qui est passée, de 2008 à 2014, de 42 à 89 millions d’euros, et nous avons le cocktail qui fait que, “si rien n’est fait pour stopper cette spirale, Brive sera sous tutelle de la préfecture d’ici 2 ans”.

Le constat dressé par cet audit est sans appel. “Il nous oblige à tout faire pour redresser cette situation” insiste Frédéric Soulier qui précise que la Ville doit “faire 5 millions d’euros d’économie sur les charges d’ici 2020”. L’expert mandaté, s’il fait le point sur la situation, donne également, dans une logique purement comptable, des pistes pour s’en sortir. “Certaines ne sont ni souhaitables ni réalisables” selon l’élu, comme par exemple celle qui préconise de tout absorber par l’augmentation des impôts, ce qui n’est pas supportable”. Même chose pour la solution qui sous-entend de tout éponger par une baisse des charges et frais de fonctionnement, “impossible” pour Frédéric Soulier car cela équivaudrait à ce que la mairie ne fasse plus rien et ne rende plus aucun service aux brivistes”.

Les autres solutions avancées par l’expert sont une sorte de mix des 2 précédentes, avec des variantes. Pour le moment, celle qui semble la plus réalisable pour l’élu est celle qui mélange baisse des charges et statu quo au niveau des impôts, tout en gardant des taux d’investissement inchangés, en moyenne 13 millions d’euros d’ici la fin du mandat en 2020. La baisse des frais de fonctionnement devant dans ce cas se situer à 3% en 2015 et 2016 et à 1% jusqu’en 2020. “Cette piste semble la plus positive” pour le maire qui insiste sur “la nécessité de construire un nouveau modèle économique pour la Ville, en rapport avec ses capacités financières car selon lui, “il faut faire l’effort maintenant pour donner des perspectives demain”. Ce sera tout l’enjeu du conseil municipal tout à l’heure.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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