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L’art aborigène contemporain au Théâtre

intro art aborigene

Du 8 au 18 mars, le Théâtre municipal accueille une exposition rassemblant les peintures d’une dizaine d’artistes aborigènes. Et parmi eux, les plus internationalement connus comme Yannima Tommy Watson. Un voyage à travers un art ancestral et pourtant méconnu à découvrir dans la petite salle aux horaires de la billetterie. Entrée gratuite.

 

C’est un art à la fois mystérieux et ancestral. Motifs géographiques, presque hypnotiques, en lien avec les éléments. Terre, feu, végétal, minéral… la trentaine d’oeuvres exposées raconte une culture qui existe depuis 70.000 ans, restée pendant longtemps peu connue en raison principalement des supports utilisés.

Jusque dans les années 70, cet art s’exprimait en effet sur le sable, les parois rocheuses ou à même la peau. Désormais, des toiles témoignent également de cet art premier qui a depuis peu toute sa place dans l’art contemporain. Des toiles d’ailleurs présentes dans les musées du monde entier comme le MoMa de New-York ou la Quai Branly à Paris.

Cet art puise son inspiration dans ce souvenir toujours vivant de la création de l’Australie qu’on appelle le “Temps du Rêve”. L’imaginaire des Aborigènes résonne avec une fascinante modernité et la trentaine de peintures exposées au Théâtre traduisent à elles seules la richesse de cet art, entre cosmogonie et transmission.

L’exposition regroupe une dizaine d’artistes. Des noms peu connus du grand public et pourtant considérés comme des grandes signatures. Parmi ceux-ci figurent ainsi Yannima Tommy Watson (retenu en 2003 avec sept autres artistes pour peindre les plafonds du 3e étage du Quai Branly) ou Kathleen Petyarre qui figure elle-même dans les collections du célèbre musée.

Cette exposition a également un autre objectif grâce au partenariat avec la société Cabinet Reytier et associés, membre de Treize Arches Entrepreneurs: celui de l’activation du marché de l’art à Brive afin d’apporter des financements privés nécessaires aux artistes. On pourrait aussi y voir, comme les Treize arches dans la juste cohérence de son “laboratoire du territoire”, “une étape briviste dans la Vallée de la Vézère entre Montignac Lascaux et La Chapelle aux Saints”. Une sorte de voyage entre art pariétal et art contemporain. En tout cas, un regard exceptionnel sur un art où la beauté des œuvres fait écho à la dignité de ces peuples.

L’expo sera ouverte du mardi au vendredi de 13h à 18h, le samedi 12 mars de 10h à 18h et le dimanche 13 mars de 15h à 18h. Entrée gratuite. Infos au 05.55.24.62.22 et sur lestreizearches.com.

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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