L'actualité en continu du pays de Brive


La zone Laroche inaugure ses aménagements et rend hommage à son passé aéronautique

Le rond-point reproduit symboliquement la piste de l’ancien aéroport, exactement dans son alignement. Sur la plaque dévoilée hier soir, une quinzaine de noms, ceux d’hommes et femmes, des “pionniers au courage remarquable”. En plein décollage, la zone de Brive Laroche rend hommage à son histoire.

Que reste-t-il aujourd’hui de ce qui fut le premier aéroport de Brive ? Tel un nouvel El Dorado économique, les 53 hectares voient émerger de nouveaux bâtiments, de nouvelles unités de production, dessinant un autre paysage. “Le risque était grand d’effacer l’identité de Laroche”, reconnait le maire et président d’Agglo Frédéric Soulier, “mais nous avons fait le choix dans notre développement économique de ne pas oublier sa vie d’avant, la mémoire collective.” Si la première voie qui emprunte l’alignement de l’ancienne piste, a reçu il y a peu le nom d’avenue des Droits de l’homme, les aménagements inaugurés hier soir font tous référence à ces passionnés qui ont écrit les pages de l’aviation briviste et plus largement marqué l’histoire de Brive. “Une histoire pas toujours connue. Nombre d’entre eux s’engagèrent dans les forces armées ou la résistance contre l’occupant nazi”, rappelait Frédéric Soulier.

André Fabry, Pierre Melon, Monseigneur Marcel Meyssignac, Jean Labruyère, Max et Georges Taurisson. Des rues et ronds-points portent désormais leur nom. La plaque dévoilée hier soir en présence des familles, rend aussi hommage à Élie Buge, Élie Denoix, Lucien Dubois, Denis Ferygefond née Fouillade, André Lagorsse, Yvonne et Olivier Lechevalier, Jean Mazaleyrat, Gustave Minier, Pierre Pouyade. Entre passé et avenir, le présent se construit. La conquête à l’Ouest se poursuit: très prochainement, l’ancienne piste sera percée pour ouvrir une nouvelle desserte au Nord, vers le rond-point du Pigeon Blanc et le raccordement au nœud autoroutier A20/A89. “Nous débutons une nouvelle séquence de notre histoire.” À terme, entre 700 et 800 emplois sont espérés sur la zone.

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

Laisser un commentaire