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La vidéo protection, un des points forts de la sécurité

La vidéo-protection s’avère “un dispositif efficace dans la lutte contre la délinquance” qui s’appuie aussi sur “un maillage très fort entre polices et justice”. Un point de presse a réuni ce matin en mairie les acteurs de la sécurité. Les chiffres révèlent une baisse des faits constatés et une meilleure résolution des affaires.

“Le taux d’élucidation dans les villes de même strate est de 14,78%. À Brive, nous atteignons les 17,25%. Nous poursuivons la dynamique que nous nous sommes donnés ensemble: avoir moins de faits et davantage de faits résolus”, se félicite le maire Frédéric Soulier. Aux côtés du maire, son adjointe à la sécurité Dominique Eyssartier, la conseillère déléguée à la tranquillité et la salubrité Marie Findeling, le sous-préfet Philippe Laycuras, la procureure de la République Émile Abrantes, le directeur départemental de la sécurité publique William Lliso, le commissaire de police David Brezl et le responsable de la police et de la garde municipale Laurent Tronc.

Tous impliqués dans un objectif commun: “lutter contre les incivilités, les rodéos, le trafic des stupéfiants… “La sécurité est une priorité et n’est pas la seule affaire de l’État. Nous travaillons quotidiennement avec les ses services et ceux de la Justice, que ce soit en matière de prévention comme d’intervention.” C’est cette coopération concrète qui porte ses fruits. Elle se matérialise en grande partie grâce au CSU, Centre de supervision urbain, mais aussi à travers le Contrat local de sécurité et prévention de la délinquance qui réunit tous les acteurs, a rappelé le sous-préfet.

Depuis son introduction en 2017, la vidéo-protection a montré son efficacité. “C’est un outil indispensable. En 2021, le CSU a déclenché 1600 interventions de la police municipale, 394 de la police nationale, avec 150 interpellations immédiates”, a chiffré le maire. Sans compter son impact dans la résolution des affaires. “Clairement, c’est devenu un réflexe dans nos procédures“, confirme la procureure.

Aujourd’hui, cette vidéo protection qui n’a cessé de s’étendre, couvre soixante zones de la ville. “Nous allons continuer à la développer, non pas par idéologie mais pour poursuivre notre objectif et on le voit d’ailleurs, ce sont les quartiers qui nous demandent son installation”, précise Frédéric Soulier.

Chacun se réjouit de cette excellente coopération et affiche la même volonté ferme: faire front face à la délinquance qu’elle se décline en incivilités, insécurité routière, nuisances des deux roues (aussi bien en matière de sécurité routière que de nuisances sonores), rodéo urbains. “Nous essayons de limiter au maximum l’inflation des faits qui accompagne la croissance de la ville, en étant proactifs sur des problématiques ciblées”, abonde le directeur départemental de la sécurité publique.

Avec le recours aussi pour des faits plus légers à ce qu’on appelle la transaction. Il s’agit de proposer aux auteurs par exemple de destruction ou de dégradation de bien publics, d’abandons d’ordures, déchets, matériaux… une transaction avec le maire pour la réparation des dégradations commises. “C’est le principe du casseur-payeur.” L’an dernier, 39 transactions ont ainsi été effectuées, allant de 67 à 284 euros.

L’action se fait aussi sur le levier social. “Grâce aux travailleurs sociaux, nous avons une quinzaine de personnes sorties de la rue qui sont en réinsertion.” Les partenaires n’en affichent pas moins une exaspération face à certains individus récalcitrants qui ne cesse d’être verbalisés pour les mêmes comportements: “Certes, c’est minoritaire, mais nous sommes démunis face à des individus qui, tout en bénéficiant des aides sociales, sont dans la confrontation systématique, sans évolution de leur comportement à l’égard de la population”, avoue le maire.

À l’approche des départs en vacances, il a était aussi rappelé l’opération tranquillité vacances (OTV) qui permet de signaler son absence aux forces de police qui se chargent de surveiller le logement (la démarche peut se faire désormais en ligne). La procureure en a profité aussi pour rappeler à chacun sa responsabilité en cette période de relâchement festif, notamment en matière d’alcoolisme et de troubles à l’ordre public. “L’été dernier a été très rude”, rappelle-t-elle. “Nous sommes tous extrêmement vigilants. Sur ce type de faits, les forces d police et le parquet seront très réactifs”, prévient-elle.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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