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La première pierre du CVA a été posée à Brive-Laroche

Ce matin, les terrains de Brive-Laroche accueillaient nombre de personnalités des sphères politique, économique et universitaire à l’occasion de la pose de la première pierre du Centre de valorisation agro-ressources.

La pose de la première pierre du Centre de valorisation agro-ressources (CVA) se déroulait ce matin à Brive-Laroche, site qui se construit dans le cadre d’une procédure de Zone d’aménagement concerté et qui devrait, à terme, accueillir des activités industrielles, commerciales et de services (voir nos articles ici et ici).

Le CVA devient en outre le premier élément concret du projet agropole mené par l’Agglo de Brive avec ses partenaires du monde agricole et agroalimentaire et intégré dans le projet global de Brive-Laroche. Il propose des solutions technologiques innovantes pour valoriser divers composés issus du végétal, en privilégiant les bioprocédés d’extraction et la chimie verte. Sa vocation première est le transfert de technologies du laboratoire vers l’entreprise.

Les locaux du CVA s’étendront sur 400m2, avec notamment un atelier de 120m2, un laboratoire de chimie, de biochimie et de biologie de 75m2, et diverses salles qui permettront au responsable, le professeur Philippe Bressollier, à deux ingénieurs et une technicienne supérieure de travailler dans d’excellentes conditions.

Ce matin, cinq discours ont suivi le cérémonial de la truelle passant de main en main. Jean-Jacques Thomas, p-dg du maître d’ouvrage Territoires 19, a détaillé le financement du projet, d’un coût global de 820.000 euros: FEDER (146.500 euros), Agglo de Brive (80.000 euros), Région (63.500 euros) et Territoires 19 (124.000 euros sur des fonds propres et 406.000 euros d’emprunt garanti à 50% par l’Agglo).

Frédéric Mas, président du conseil d’administration du CVA mais aussi dirigeant de Sothys International, entreprise de cosmétique, a insisté sur l’apport du CVA pour les entreprises clientes, qui œuvrent essentiellement dans la cosmétique (60%) mais aussi dans l’agroalimentaire (20%) et les biotechnologies (20%).

On trouve, parmi les clients du CVA, des entreprises du Limousin comme Sothys, la Distillerie des Terres rouges, Champicreuse ou encore Soniam.

Il s’est félicité que le CVA propose “une formation professionnelle continue”, preuve de sa volonté de rester “un lieu de rencontres et d’échanges débouchant sur des collaborations efficaces entre le monde universitaire et les entreprises“.

Tandis que Philippe Nauche, président de l’Agglo de Brive, parlait lui aussi de la “synergie entre la recherche universitaire et les entrepreneurs nécessaire au développement économique du territoire”, Jean-Paul Denanot, président de la Région, a évoqué l’hypothèse de “créer une formation d’ingénieurs spécialisés dans l’agroalimentaire, formation qui pourrait se faire à Brive au regard du dynamisme du bassin dans ce domaine”.

Le sous-préfet d’Ussel Olivier Maurel, qui représentait l’Etat en l’absence de Guy Mascrès, sous-préfet de Brive, retenu à l’étranger, a rappelé l’importance de la recherche pour permettre aux entreprises de conquérir des marchés: “les entreprises françaises déposent 3 fois moins de brevets que leurs homologues allemandes”, a-t-il souligné. “La valorisation des ressources à faible valeur ajoutée, proposée par le CVA, est l’un des enjeux de demain car, comme disait Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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