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La mairie lance la consultation sur les nouveaux rythmes scolaires

La Ville de Brive a décidé de mettre en place la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée de septembre 2012. Rappelons que cette réforme vise à mieux intégrer les rythmes de l’enfant afin de favoriser sa réussite scolaire. Hier après-midi, un premier tour de table a permis de consulter les directeurs d’école afin de connaître leurs souhaits sur l’organisation en semaine de 4 jours et demi, avec le mercredi matin en classe. D’autres consultations vont suivre avec tous les intervenants, agents municipaux, partenaires ou parents afin de présenter un projet éducatif territorial que Nicole Chaumont, adjoint à l’enseignement, souhaite “cohérent et concerté”.

Ce sont donc les directeurs et directrices d’écoles qui ont été les premiers consultés. La réunion se tenait autour de la grande table bateau du conseil municipal en présence du premier adjoint Patricia Bordas et de l’adjoint chargé de l’enseignement, Nicole Chaumont. Et le moins que l’on puisse dire est que la classe était plutôt indisciplinée, prompte aux apartés et aux brouhahas, donc aux sources d’incompréhension et aux redites. Tant et si bien que le cas du mercredi matin, a priori simple, a failli perdurer, alors qu’il n’aurait dû soulever aucun problème, ce choix ayant au préalable été défini par le DASEN (Directeur académique des services de l’éducation nationale).

Ce mercredi matin scolarisé permettra ainsi de répartir les 24 heures de classe hebdomadaire sur 4 jours et demi au lieu de 4 actuellement. Pour la mairie, il s’agit donc de s’organiser au mieux pour l’après-classe et notamment pour les enfants inscrits l’après-midi dans les centres de loisirs de la Ville. Comme il n’y aura pas cantine ce jour-là dans les écoles, des bus prendront en charge les enfants des centres de loisirs pour les amener déjeuner directement dans les centres où ils poursuivront ensuite les activités.

Le cas des autres jours aura soulevé de nombreuses discussions. Avec la réforme, le temps d’enseignement ne pourra excéder 5 heures 30 en journée, 3 heures 30 en demi-journée. Avec une pause méridienne d’au moins 1 heure 30. Une prise en charge de tous les enfants devra également être assurée jusqu’à 16h30, heure actuelle de fin de classe. Le mercredi matin scolarisé allège ainsi les autres jours de 45 minutes, un temps qui devra être pris en charge par la commune. Mais où positionner ces 45 minutes: allonger la pause méridienne? raccourcir l’après-midi d’enseignement? faire un mix des deux?

Notre choix porte très clairement sur un allongement de la pause méridienne“, a annoncé d’emblée Patricia Bordas, “mais nous sommes ici dans un but d’échange et d’écoute: la Ville n’est pas là pour imposer.” Chaque directeur/trice d’école a alors fait part du choix de son conseil des maîtres. D’où il ressort par exemple un éventail d’horaires de fin de classe le matin allant de 11h30 à midi et le soir de 15h30 à 16h30, variant aussi entre maternelle et élémentaire… Globalement, le choix des enseignants va vers un raccourcissement de l’actuelle pause méridienne. “Il faudra tenir compte des contraintes de services“, a rappelé Françoise Augaudy, directrice de l’enfance et de l’éducation. “Actuellement, la pause méridienne de deux heures permet d’assurer les deux services de restauration. Ce qui sera difficile voir impossible à faire en 1 heure 30 voire 1 heure 45.” S’y ajoutent des contraintes d’encadrement des activités proposées… Les directeurs sont quant à eux inquiets du manque de locaux disponibles au sein de leur école pour accueillir des activités périscolaires: “si elles se font dans les classes, dans quel état allons nous les retrouver?” Faut-il aussi proposer systématiquement des activités et ne pas plutôt laisser l’enfant en repos, au calme?” Les interrogations n’ont pas manqué.

On ne va pas révolutionner“, tempère Patricia Bordas. “La rentrée 2013 marque la mise en place de la réforme, nous verrons ensuite comment optimiser l’organisation. Cette réforme va bouger les habitudes et la lourdeur des secteurs administratifs. C’est le projet éducatif qui va primer, soyez innovants.” La Ville va poursuivre la consultation avec tous ses autres partenaires, comme en interne, au niveau des ATSEM et du personnel de service. Des problèmes d’intendance certes, mais qui contribuent aussi au confort de l’enfant, au centre de cette réforme.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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