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La mairie expose ses métiers

Durant avril et mai, une exposition visible de tous rend un bel hommage aux agents de la Ville. En 14 panneaux disposés dans les jardins de la collégiale Saint-Martin, elle retrace l‘évolution des services rendus à la population depuis la Révolution. De quoi glaner quelques savoureuses découvertes.

 

Savez-vous qu’un porteur de sonnette circulait en 1793 dans les rues de Brive pour signaler aux habitants que l’heure était venue de balayer? Qu’un cheval était employé en 1919 pour le service de la voirie? Qu’il y a eu en 1924 une école de natation sur la Corrèze? Qu’en 1903 est apparu un cours de dessins pour les jeunes filles? Qu’en 1799, une lecture publique des nouvelles était faite à 19h tous les jours de courrier à la mairie?… En quelque sorte, les ancêtres de votre service de propreté, du centre municipal d’arts plastiques, des écoles de sports et même de votre actuel Brive mag’.

Quelques informations parmi bien d’autres que vous pourrez glaner en parcourant les 14 panneaux installés pendant deux mois dans les jardins de la collégiale. Cette exposition a ainsi le mérite de mettre en lumière le travail des services municipaux qui œuvrent quelquefois dans l’ombre et dont on ne voit souvent que la partie visible.

Certes depuis 1789, la commune, premier échelon administratif, a l’obligation d’apporter aux habitants un certain nombre de services (état-civil, entretien de la voirie, protection de l’ordre public, action sociale…). Ainsi tout au long de l’histoire, la Ville de Brive a souhaité répondre aux besoins et aux demandes de sa population. “Cette exposition valorise l’ancienneté des métiers“, commente Martine Jouve, maire-adjoint en charge des ressources humaines. “Ces métiers ont évolué, mais le souci de proximité et du bien commun est intact.”

Si pour la partie contemporaine, il a été facile de se tourner vers les agents les plus anciens et raviver leur mémoire, il en a été différemment pour constituer la partie “historique”. Il aura fallu un long travail de recherches, mené pendant un an, pour éplucher les registres des archives municipales, plonger dans les délibérations, décrypter les tournures de l’époque, déchiffrer les documents manuscrits et faire émerger les précieux renseignements et, avec quelquefois un peu de chance, tomber au passage sur des anecdotes. Comme la création, en 1796, d’une amende pour cochons errants. “Nous avons retrouvé une délibération sur la création en 1918, au lendemain de la guerre, d’une boucherie municipale pour permettre aux classes les moins aisées d’acheter de la viande, cela montre à quel point la commune était soucieuse des citoyens et proche d’eux”, illustre Marie-Claire Lacaze, directrice des actions transversales.

À la lecture des panneaux, on peut ainsi glaner que les nuisances sonores étaient déjà un souci en 1806, qu’un bureau de bienfaisance pour le soulagement des pauvres avec une distribution de services à domicile a vu le jour en l’an XII (l’ancêtre là aussi du CCAS), que la commune a été la première en France à avoir en 1988 son site sur feu le minitel… “Cette présentation n’est certes pas exhaustive, nous avons mis en avant les services les plus proches de la population”, reconnaissent les organisateurs. Peut-être connaitrons nous une suite…

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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