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Journées d’art sacré : deuxième édition

Cinéma, danse, musique, peinture, pour sa deuxième édition placée sous le thème de l’âme Slave, Les journées d’art sacré qui se dérouleront le 28 et le 29 avril offrent une programmation unique et originale, du sur mesure qu’il serait dommage de manquer en attendant les surprises de l’an prochain qui nous transporteront au…Japon!

 

Après nous avoir donné à découvrir la spiritualité du bassin méditerranéen, c’est au tour de l’âme slave de révéler magies et secrets. Une exploration exigeante et pluridisciplinaire y parvient à nouveau en abordant la complexité et la richesse du spirituel via sa manifestation dans toutes les formes d’expression culturelles et populaires. Le spirituel sert ici de prisme par lequel l’art et les arts se donnent à voir afin de parvenir à cet instant magique de recueillement ou d’extase.

Accessible à toutes et à tous l’âme slave se dévoile à Brive dans la retenue ou l’exubérance. « Les journées de l’art sacré, ce n’est pas quelque chose que nos sommes allé chercher ça et là, précise Jean-Marc Comas, adjoint à la culture lors de la conférence de presse de présentation de l’événement, il s’agit d’un véritable événement de territoire qui se construit en fédérant les associations pour monter un programme de qualité. »

Afin de rendre le voyage possible l’équipe des journées d’art sacré aborde toutes les formes d’expression.

Coté cinéma profitons de cette occasion unique pour découvrir ou redécouvrir au Ivan le Terrible de Serguëi Eisenstein. Ce monument du cinéma, tourné en pleine seconde guerre mondiale, évoque le tsar Ivan IV et devait initialement comporter 3 parties. Si la première fut très appréciée par Staline, la deuxième l’indisposa fortement, au point qu’elle fut interdite de salles durant 12 ans. Ce rejet mettra fin à la carrière d’Eisenstein qui mourra en 1948.

La danse se donne à voir avec Les noms des femmes géorgiennes une création de Françoise Cance pour 10 danseuses, donnée à la médiathèque. Ce spectacle a été inspiré par le mythe de Samson et Dalila, ainsi que deux poèmes russes Les pélerins de Iosip Brodskij et Les noms des femmes géorgiennes de Bella Akhmadulina, avec la participation de la comédienne Michèle Birou.

La musique est à la fête avec 3 concerts donnés par l’Orchestre de Paris et la Tempête. Le premier fera entendre dans une première partie l’hommage des musiciens classiques comme Dvorak et Barto à l’influence slave. Dans une seconde partie, l’Orchestre de Paris fera découvrir les musiques des films d’Emir Kusturica sous un autre angle, mettant en évidence le genre Klezmer présent dans quasiment toutes ses œuvres.

La Tempête, dirigée par Simon-Pierre Bestion, forte d’un ensemble composé de 10 instrumentistes et de 30 choristes, s’intéressera à la musique baroque de l’Europe centrale, à travers les œuvres d’artistes tels que Von Biber, Schmelzer, Handl, et Zelenka, avec la participation du chœur amateur Les ateliers de la Tempête.

La peinture s’exprime via un atelier pour adultes sur les techniques de l’art de l’icône et une conférence sur L’expression du sacré dans l’art iconographique, animés par le Père Jean-Baptiste Garrigou, iconographe. Pour les 8/12 ans, le musée Labenche proposera également un atelier jeunesse au cours duquel les plus jeunes assisteront, dans un premier temps, à une mini conférence sur Le sacré dans l’art, à partir des œuvres du musée, avant de passer, dans un second temps, à la pratique, en réalisant un objet protecteur.

Tous les détails de la programmation sur brive.fr ou en appelant le 05 55 18 18 39

 

 

 

Frédérique Brengues, Photos : Sylvain MARCHOU

Frédérique Brengues, Photos : Sylvain MARCHOU

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