L'actualité en continu du pays de Brive


Handicap ne veut pas dire incapable

Ouvrir l’emploi aux personnes handicapées semble une démarche naturelle, mais hélas trop d’entreprises préfèrent encore s’acquitter d’une pénalité financière plutôt que d’embaucher une personne souffrant d’un handicap. On ne saurait trop louer l’initiative du plan régional pour l’insertion des travailleurs handicapés qui a organisé aujourd’hui à Brive une bourse de l’emploi à l’intention de ces femmes et de ces hommes affectés par un handicap. Dans les allées du salon sous le marché couvert, Marion se déplace avec une canne. Elle a 21 ans, un bac littéraire en poche, mais pour l’instant elle n’a connu que des petits boulots. Ce matin, elle est venue à ce forum de l’emploi dans un but précis: trouver un job. “J’aimerais bien travailler dans une administration, mais je suis “open” à toutes propositions.” Marion a passé quelques heures à “se vendre” pour sceller au moins quelques contacts. Le cas de Marion est loin d’être isolé. Ils sont des dizaines dans sa situation. Bernard au physique imposant déambule lui aussi dans les travées du salon, il est un ancien du bâtiment. Tout allait bien pour lui jusqu’au jour de ce foutu accident. Sur un chantier, il est électrocuté, les séquelles seront irréversibles. Aujourd’hui comme Marion et tant d’autres, il s’est présenté avec son CV sur différents stands: “J’ai de l’expérience dans plusieurs secteurs, j’espère que je vais dégoter quelque chose”, assure-t-il.

Plus d’une trentaine de sociétés de Brive et des alentours sont présentes. “Moi j’ai vingt emplois à pourvoir pour notre centre d’appels installé dans les Monédières. On nous a remis des CV intéressants, nous allons les examiner avec la plus grande attention. Ce travail de télé opérateur peut parfaitement convenir à une personne handicapée”, précise le boss du centre d’appels.

Il est  peut probable qu’il y ait eu des embauches fermes et définitives, en revanche des contacts ont été pris. “Handicap ne veut pas dire incapable”, ajoute une jeune femme qui quitte le stand du centre d’appels avec le sourire.

Jean René LAVERGNE

Jean René LAVERGNE

Laisser un commentaire