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Forte mobilisation pour venir en aide aux sans-abris

Francis Soutric, le sous-préfet et Gérard Frappy, le chef de service en charge de l'action sociale à la DDASS.

Le niveau 2 du plan hivernal a été activé mercredi à Brive. Déclenché lorsque la température ressentie se situe entre – 5 et – 10 °C la nuit et quand elle est négative le jour, il prévoit une vigilance accrue des équipes mobiles du Samu social, des pompiers, de la police et de la gendarmerie à l’égard des sans-abris et des personnes vulnérables. Ce dispositif permet aussi et surtout l’ouverture de places d’hébergement supplémentaires. Francis Soutric, sous-préfet et les responsables de l’association de réadaptation sociale du Roc font le point sur l’accueil d’urgence.

Le Roc, accueil de nuit.« Le taux d’occupation de l’hébergement d’urgence atteint 70% sur le département. Un pourcentage qui correspond à 33 places dont 12 à Brive« , a commencé par rappeler Francis Soutric, hier soir, dans les locaux de l’association Le Roc, situés sur le boulevard Amiral Grivel. Aucun débordement n’est donc à déplorer pour l’heure. Le dispositif de maraudes a également été renforcé: les bénévoles de la Croix Rouge partent désormais chaque soir de la semaine à la rencontre des sans-abris. 

Le Roc, ouvert entre 17h30 et 9h le matin propose un accueil mixte. Les animaux y sont tolérés. Bien souvent, le chien est l’unique compagnon du sans-abri :  » il s’agit alors de faire le choix le plus humain, et le plus pédagogique », précise Jean-Michel Bernard, le responsable de l’association. Au-delà de l’accueil et de l’hébergement, les huit travailleurs sociaux du Roc proposent une écoute : «  On offre le gîte et le couvert mais aussi un diagnostic et un accompagnement vers des solutions plus pérennes« , déclare Daniel Brignon, président du Roc.

L'association située boulevard Grivel.Tous les sans-abris ne rejoignent pas cette structure qui fonctionne selon des horaires et un règlement précis. « Parfois, ils ne veulent et ne peuvent plus supporter les contraintes de la vie en collectivité ». Le 115 est à ce titre tout a fait primordial : « C’est la clé de voûte de tout le dispositif », affirme Gérard Frappy, chef de service de l’action sociale à la DDASS. La plate-forme départementale, située dans l’enceinte de l’association, offre une vision globale de la situation. Depuis 2008, un système de pré-décroché a été installé. Il permet de filtrer les appels polluants et confère plus d’efficacité au travail des bénévoles. « On dénombre actuellement six appels par jour pour de l’accueil et de l’hébergement », a précisé le directeur de l’association. 

« La mutualisation des moyens, effective, est vraiment appréciable, essentielle« , a rappelé Gérard Frappy. Et le sous-préfet d’ajouter:  » La ville est à taille humaine, et les possibilités d’accueil proportionnées avec les besoins. Cela permet d’apporter une réponse quasi chirurgicale, au cas par cas« , rappelle Jean-Michel Bernard, le directeur de l’association.

Le service d’écoute téléphonique du 115 peut être appelé par tout citoyen afin de signaler une personne à la rue.

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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