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Foire du livre : Un bénévole à la page

Michel Fumeron, militaire à la retraite, est bénévole à la Foire du livre depuis 2007.

Il en garde de nombreuses anecdotes et des souvenirs émus. Il sera encore là pour cette 39e édition, fidèle au poste.

 

Michel Fumeron est né le 8 décembre 1949 à Brive. Il est bénévole à la Foire du livre depuis 2007. Cet ancien militaire, lieutenant-colonel au sein de la réserve citoyenne, qui a servi au 126e régiment d’infanterie et qui a énormément bourlingué durant sa carrière, s’est mis au service de l’évènement littéraire briviste, après avoir travaillé suite à sa retraite militaire dans la tonnellerie en tant que responsable de site. « En bon Sagittaire, je ne pouvais pas rester sans rien faire », note le retraité occupé.

D’abord bénévole sur le stand d’un grand magasin spécialisé dans les livres et la papeterie, Michel Fumeron va ensuite, par l’intermédiaire du Conseil des sages de la Ville, glisser à l’accueil des auteurs au sein de la Foire. Il est aujourd’hui totalement à la disposition des organisateurs, ne faisant plus partie du Conseil des sages. « J’aime bouger et sur les stands, c’était un peu statique », explique l’ancien militaire. « Notre mission à l’accueil des auteurs est de nous occuper de leur arrivée, de leurs déplacements, de leur confort au sein de la Foire… On a également un contact privilégié avec eux. Il arrive souvent qu’à la fin de la journée, on reste papoter avec certains. Mon plus récent souvenir est avec Lorànt Deutsch avec qui j’ai pu échanger très simplement. Le gardien attendait la fin de notre discussion pour pouvoir fermer. » Michel Fumeron, passionné d’histoire, a ainsi pu joindre l’utile à l’agréable.

Anecdotes et souvenirs

Les anecdotes et souvenirs ne manquent pas. Jean-Louis Debré faisant son marché de bon matin avant de retrouver son stand, les bains de foule de Jacques Chirac, sans doute le moment le plus saturé dans l’histoire de la Foire du livre, ou celui de François Hollande, l’agoraphobie d’une écrivaine qu’il faut gérer en plein samedi après-midi, les petites piques des joueurs du CAB, venus présenter le livre sur les 100 ans du club, à l’égard de leur voisin de stand le cycliste Raphaël Géminiani, auvergnat et donc supporter de l’AS Montferrand, sous le regard amusé et pas moins chambreur de Raymond Poulidor… Michel Furmeron en rit encore. La venue, tout à l’américaine avec cordon de sécurité, d’Harlan Coben, l’auteur de polars, qui discrètement s’échappera fumer une cigarette loin de toute cette cohue. Les petites disputes des auteurs pour voyager dans les wagons de l’Orient-Express lors du retour vers Paris, les retards non justifiés ou non justifiables de certains écrivains le dimanche matin notamment… arrivant teint pâle et yeux rouges sur leur stand. C’est aussi ça la Foire !

Côté public, Michel Furmeron rigole des petites filouteries des visiteurs qui, à une époque, par exemple et entres autres, ne quittaient pas les salles de conférences ou alors faisaient mine de sortir avant de réintégrer la salle et empêchaient ceux qui patientaient d’assister à la suivante. « Depuis un certain temps, ce n’est plus le cas… heureusement », assure-t-il et souligne aussi, parfois, le manque de respect envers les bénévoles… « Mais rien de bien méchant », rassure Michel Furmeron.

Le souvenir le plus constant, gravé dans la mémoire de Michel Fumeron, est l’accessibilité et la simplicité des auteurs, quels qu’ils soient, « même si certains sont plus difficiles que d’autres », avoue le bénévole qui n’en dira pas plus mais glisse un petit indice. « Un animateur télé toujours avec son chien. »

Quant au sentiment de ce fidèle à propos de la Foire du livre, c’est la convivialité de cet instant qui domine. La marque de fabrique de cet évènement littéraire, comme tout le monde le souligne.

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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