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Filières techniques : reprendre confiance

pano-de-peyrouxVendredi matin, dans la salle vidéo de Cabanis, le rétroprojecteur renvoie sur l’écran l’image d’une photo de classe couleur sépia. Un certain M. Peyroux, ancien élève de Cabanis,  y figure au dernier rang. Face à cette photo, la salle, d’abord déserte, se remplit au fur et à mesure de l’arrivée d’une centaine d’élèves  de BTS. Le passé fait face au présent. M. Peyroux, ancien ingénieur au sein d’un des fleurons de l’industrie automobile française, vient faire le lien entre vie professionnelle et monde universitaire. La raison de sa présence dans son ancien lycée : partager son expérience avec les étudiants actuels. Conseiller, rassurer et  encourager les jeunes. Il s’agit plus que jamais de savoir « prendre le train en marche », comme il dit.
La venue de M. Peyroux a été organisée par Michèle Mazouaud, professeur de français à Cabanis. C’est elle qui a pris l’initiative de ce projet ; elle a su le porter et le mener à bien. Ce retour sur expérience s’inscrit dans le prolongement du voyage d’études des 12 et 13 février dernier. Les élèves ont pu accéder au plateau du Grand Journal de Canal Plus, à la Comédie française et sur le site PSA-Citroën. Ces visites, pour le moins diverses, ont en commun l’image et sa construction. Mme Mazouaud a dû s’armer de patience et de persévérance pour que cette visite sur le site de PSA voie le jour. En effet, la situation actuelle n’a pas incité les entreprises à ouvrir leur porte. Elle y est pourtant parvenue, pour ses élèves.
L’intervention du proviseur de Cabanis, qui a ouvert le dialogue, a souligné le talent de narrateur de l’ancien ingénieur, riche d’une expérience professionnelle pleine d’enseignements pour les étudiants. Comme annoncé, M. Peyroux a captivé la salle grâce à sa décontraction naturelle et sa verve colorée. Son invention : les pinces à souder revêtues d’aluminium dont la robotique du monde entier ne se passe plus sur les chaînes de montage. Malgré les protestations de ses supérieurs, « en bon Corrézien », tels sont ses mots, il s’est entêté. Il a apparemment eu raison de le faire.
panoramiqueC’est cette audace, cet enthousiasme qu’il a voulu faire partager aux élèves. Il leur a rappelé  l’importance du français, pour les comptes rendus notamment  et de l’anglais :  les jeunes ne devront pas hésiter à franchir les frontières si l’occasion se présente. Il s’est aussi vivement opposé à l’idée reçue selon laquelle les filières techniques sont moins méritantes que les générales. Il s’agit de reprendre confiance, de cesser de se sous-estimer. Les étudiants des filières de conception de produits industriels et les futurs électrotechniciens n’ont pas à rougir de leur compétence par rapport à celles des autres pays.  M. Peyroux le répète et l’assure. Son enthousiasme semble avoir été partagé.

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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