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Fanny Cottençon sublime les mots de Marilyn Monroe

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Une voix. Douce et intense, celle de Fanny Cottençon. Des mots, intimes et bouleversants, ceux de Marilyn Monroe. La lecture que vient de faire Fanny Cottençon d’extraits de Fragments, le recueil de notes intimes et de lettres de la star à la blondeur incandescente, s’annonçait émouvante. Elle l’a été, au-delà des attentes et s’est déroulée tout à l’heure au Rex, à guichets fermés. Séquence émotion.

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au RexAdulée par les hommes, jalousée par les femmes et utilisée par l’industrie des films, tel a été le lot de Marilyn Monroe. Sa plastique éclatante a été tout à la fois son cadeau et son calvaire. Pourtant, durant toute sa vie, Marilyn n’a eu de cesse de chercher à apprendre, à s’instruire, à se perfectionner en tant qu’actrice. Elle a lu aussi. Beaucoup. Joyce et Tchekhov, entre autres auteurs. Ses carnets intimes, écrits entre 1943 et 1962, révèlent une Marilyn inattendue. Elle livre ses états d’âme, ses démons, ses amours, ses craintes, ses déceptions, et aussi l’enfer de son expérience en hôpital psychiatrique. C’est cette Marilyn, bouleversante de fragilité et d’intelligence que Fragments, sorti le mois dernier au Seuil, met en lumière. Non plus les lumières crues et superficielles de Hollywood mais la lumière vacillante et terriblement brillante d’un esprit curieux et d’une âme fragile et bien plus complexe qu’il n’y paraissait.

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au RexLa lecture de Fanny Cottençon a été délicate, bienveillante, amoureuse presque. “Ces textes, jetés sur le papier sont particulièrement intimes. C’est peut-être l’exercice le plus périlleux de ma carrière que je suis en train de faire”, confesse l’actrice. C’est ainsi avec beaucoup d’émotions qu’elle a posée sa voix sur les mots de Marilyn. Cette voix douce et fragile qui retrouvait, sur certaines notes, l’intonation douce, presque enfantine, caractéristique de la voix de Marilyn. “Un je ne sais quoi” de la star a ainsi irradié, par instants,  à travers la lecture de l’actrice qui avoue porter une grande admiration à Marilyn. “Ce qui me touche particulièrement, c’est que dans ses photos, elle se dénude tout à fait. Elle n’a plus de carapace et accepte tous ses démons. Ils sont là, avec elle. Elle nous les livre avec générosité et courage. C’est alors toute sa fragilité qui nous explose au visage”, confie l’actrice avant de monter sur scène.

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex“Mes sentiments ne trouvent pas à se développer dans les mots.” Telle est la phrase par laquelle Fanny Cottençon a commencé sa lecture. Marilyn Monroe a pourtant réussi à coucher sur le papier certaines de ses pensées, parsemées de touches d’humour parfois, inondées de détresse souvent. Arthur Miller disait d’elle “qu’elle était une poète de la rue. Qu’elle essayait de réciter ses vers à une foule qui lui arrachait ses vêtements”. Ce soir, au Rex, grâce à une lecture vibrante et lumineuse, le public aura pu tourner toute son attention vers l’âme de Marilyn. Toute aussi intense que son image.

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Lecture de Fragments, de Marilyn Monroe, par Fanny Cottençon au Rex

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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