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Ephémères belles boutiques de Brive

L’initiative de Christophe Gerbou, président de l’association des commerçants de la rue de la République, continue de faire des heureux. Cinq belles boutiques éphémères proposent une sélection originale et variée d’objets uniques et artisanaux pour une foule de cadeaux.

Article rédigé par Carla Augeat et Sanae Leocadio Mabchour, stagiaires en classe de troisième au lycée d’Arsonval.

 

En poussant la porte de la boutique de la petite rue Saint-Martin, on pénètre dans un univers tout en douceur où Bénédicte Van Parys, Véronique Dujardin, Isabelle Allain, Jean-Marc Dufour, Antoine Blanchard et Nico van de Velde proposent leurs créations. Sculptures et luminaires en vannerie, céramiques, enluminures, vêtements, Chapeaux se déclinent dans l’originalité singulière de leurs créateurs. Seule ombre au tableau, la concurrence avérée d’Internet qui, selon Antoine Blanchard, impose à chacun de revoir la donne.

La Petite Galerie se situe quant à elle rue des Porches, non loin de Bouchara et de la Chocolaterie Lamy. Elle est composée de deux pièces où sont regroupées les œuvres de cinq artistes qui vont du plus jeune âge (16ans) au plus âgé. Sarah Stringhetta s’inspire d’animaux pour réaliser ses œuvres qu’elle représente sous forme de tableaux ou encore de papeterie (porte-clés, marque-page). Cette artiste possède un site internet et expose jusqu’en Belgique. Ces cinq artistes ont été choisis pour remettre de la vie dans ce local vide, une exposition qui durera jusqu’au 29 décembre. «  Pour nous, les boutiques éphémères nous apportent la visibilité ainsi que le contact direct avec le public, précise Sarah Stringhetta, et ne nous engagent pas dans le long terme. Le droit d’entrée est moins élevé qu’une boutique à plein temps car c’est le propriétaire qui nous loue son local vide. »

Nichée au pied de la tour de Nesle la boutique éphémère de la place Dauzier se présente comme une galerie d’art regroupant quatre artistes. Le matin, c’est Pagès du Pilou qui s’occupe de la boutique, sa technique s’appelle le « fixé sous verre ». Il s’agit de peindre au revers d’une plaque de verre qui est à l’origine une vitre trouvée sur une automobile destinée à la destruction dans des casses. Une fois terminée, la peinture est observable à travers la vitre. L’artiste rajoute plusieurs autres matériaux de récupération tels que des bas ravaudés, du canevas, de la toile de jute, etc. Le résultat est séduisant, les œuvres sont colorées et ludiques. On peut y distinguer des silhouettes d’animaux voire même des choses abstraites. Pagès du Pilou s’amuse aussi avec des colonnes en béton avec des inclusions d’objets surmontés de jerricans lumineux. L’artiste confie qu’il préfère jongler entre les boutiques éphémères que de rester dans une boutique à plein temps: «  moi je suis là pour présenter mon travail de manière ponctuelle, ça ne sert à rien de rester toute une année dans la même boutique, une fois que les gens ont vu le travail et que ça ne leur plait pas, c’est pas la peine de rester. Je préfère revenir dans deux ou trois ans avec de nouvelles choses ».

Dans cette galerie d’art éphémère, on peut également trouver des œuvres du sculpteur sur métal Bernard Louys, des tableaux peints à la gouache et à l’encre sur papier d’Elisabeth Nicaise et enfin des tableaux de Frédéric Kowalsky de diverses couleurs, avec de multiples paillettes.

Frédérique Brengues

Frédérique Brengues

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