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Du noir et blanc en souvenir de la couleur

Philippe Ségéral expose ses œuvres jusqu’au 14 février à la Chapelle Saint-Libéral et jusqu’au 18 novembre à la médiathèque. Un travail singulier, tout en noir et en blanc, derrière le voile desquels respire le souvenir de la couleur.

Philippe Ségéral ne dessine pas des paysages. Il dessine Ses paysages, ceux qui sont restés dans sa mémoire d’enfant et qu’il convoque à l’envie pour leur redonner à chaque interprétation une nouvelle forme, une autre vie.

Ici, des balles de paille, là, un ciel étoilé, plus loin, un bouquet d’arbres qui coiffe un mamelon dénudé et qu’il a soigneusement baptisé “Arbres en oraison”. De grands ciels nocturnes éblouis d’étoiles, le blanc du papier pour suggérer la lumière du soleil. Des surfaces grisées, striées, visitées par les traits de la mine de plomb, les larmes de l’encre de chine ou la poussière noire du fusain. C’est tout, enfin presque, puisqu’à partir d’une extrême simplicité se déclame justement un discours sophistiqué. Le noir interdit de tricher et le blanc tout autant. Certains maîtres japonais pourraient ici en parler.

Les dessins sont des images fondatrices : celles d’une enfance passée à la campagne et qui pour toujours ont imprimé son esprit. Le crayon est vif, précis. Pas de tristesse bien au contraire, mais une invitation au rêve, au songe d’un été, à la promesse d’une étoile.

A noter le très joli catalogue (8 euros) dont il serait dommage de se priver.

Frédérique Brengues

Frédérique Brengues

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