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Deux danseuses du conservatoire en stage de l'Opéra de Paris

Jeunes danseuses classiques 1pano

Julia Rigaud et Irma Delgoulet, 12 ans chacune, ont été retenues pour participer au stage d’été de l’institution d’excellence. Pendant une dizaine de jours, ces deux surdouées vont vivre plus intensément leur passion. “C’est magique, on sera dans la peau des élèves de l’Opéra de Paris.” Un saut de plus vers leur rêve.

 

Les danseuses et leurs professeurs, de gauche à droite: Joëlle Berestoff, Irma Delgoulet, Julia Rigaud et Caroline Vital

Les danseuses et leurs professeurs, de gauche à droite: Joëlle Berestoff, Irma Delgoulet, Julia Rigaud et Caroline Vital

Elles ne parlent que de danse, mangent danse, dorment danse. “On aimerait ne vivre que pour la danse.” Deux semaines les séparent encore du stage qu’elles vont effectuer à l’école de Nanterre. “C’est vraiment exceptionnel d’y aller”, reconnait Julia Rigaud qui l’a déjà suivi l’an dernier.

Elles ont été retenues sur vidéo présentant des exercices à la barre, au milieu et sur pointes qui témoignent de leur acquis technique et de leur souplesse. “Elles ont du potentiel. Ce sont des enfants qui ont de belles prédispositions et surtout une belle envie, une grande attention dans chaque cours”, témoignent leurs professeurs Caroline Vital et Joëlle Berestoff, fières et ravies pour leurs élèves. “C’est super pour le conservatoire.” Presque du Billy Eliott. Car l’une comme l’autre rêve évidemment plus que tout de briller comme une Etoile.

Irma Delgoulet

Parcours “classique” pour Irma Delgoulet qui a commencé dès 4 ans. Au début, pour faire comme sa grande soeur. “Ça m’a plu tout de suite. J’oublie plein de choses. Ça me rend heureuse.” L’élève en 6e à Notre Dame se rêve Agnés Letestu ou Aurélie Dupont, ses Etoiles à elle, et ne se voit d’avenir que dans la danse. Second prix au concours de Vincennes, dans la catégorie élémentaire sur pointes, elle a été acceptée à la rentrée prochaine à l’école de Danse Stanlowa à Paris dans un cadre d’horaires aménagés.

Voie un peu plus sinueuse pour Julia Rigaud qui ne pratique que depuis 4 ans. “J’avais fait de l’initiation à 6 ans, mais ça n’avait pas accroché.” Elle s’est alors essayée au patinage artistique, à la gymnastique – “ce qui fait que je suis assez laxe” -, et même subrepticement “au pom pom girl”, pour revenir à la danse à 9 ans et demi. “J’avais un peu peur de me retrouver avec des petits.” Une crainte vite dépassée puisqu’en l’espace d’un an elle grimpe les échelons. Aussi en 6e, mais à Bossuet en horaires aménagés, Julia Rigaudelle a obtenu la médaille de bronze au concours toulousain “Je monte sur scène” dans la catégorie préprofessionnel. A la rentrée, elle intégrera  une école privée à Toulouse “où je crois qu’une fille a été prise par l’Opéra”. Pour elle aussi, l’avenir ne s’envisage qu’en “Etoile, soliste, première danseuse, coryphée…”

Evidemment, pour l’une comme pour l’autre, rien de ce qui touche à la danse n’est contrainte. L’échauffement le plus rébarbatif pour leurs camarades est pour elles un pas de plus qui les rapproche de leur rêve. Alors, ce stage de 12 jours en juillet dans la mythique école de Nanterre, ce n’est que “du bonheur”. “C’est magique, ça nous fait encore plus rêver.” Julia sait de quoi elle parle: “C’est un séjour exceptionnel, on est dans la peau des élèves, on se voit petit rat de l’Opéra. Ça donne encore plus envie de repasser l’audition.” Audition pour intégrer la tricentenaire institution qu’elles ont évidemment l’une comme l’autre déjà tentée. Elles savent évidemment que ce stage implique beaucoup de travail. Mais quand on aime… “On a des cours tous les jours de 9h15 jusqu’à 17h15, une pause déjeuner d’une demi-heure 3/4 d’heure, une pour le goûter de 15 minutes.” Un programme qu’elles trouvent évidemment des plus séduisants.

Elles vont ainsi enchaîner les exercices de danse classique, folklorique – “avec des grands talents qui font du bruit, mais ce n’est pas des claquettes” -, mime,  expression musicale. “C’est difficile car on sort du classique pour apprendre à traduire la joie, la tristesse…” Il faudra bien un week-end découverte de Paris pour les divertir de tous ces efforts. “L’an dernier, on avait fait un tour de péniche et on portait des casquettes Opéra de Paris pour ne pas se perdre”, s’amuse déjà Julia. Evidemment, la visite de la capitale passera incontournablement, cerise sur le gâteau, par l’Opéra Garnier. “J’ai hâte”, s’impatiente Julia.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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