L'actualité en continu du pays de Brive


Des ordinateurs contre l'illettrisme

Le TUCSS, l’association Tujac culturel, social et sportive, recevait cet après-midi un chèque de 5.000 euros de la Caisse d’épargne d’Auvergne et du Limousin, partenaire de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. L’association est ainsi récompensée pour son travail en la matière. Elle peut, grâce à cet argent, s’équiper en informatique.

Les postes informatiques s’alignent dans une des salles de l’association dans les locaux du collège Jean Moulin. 6 ordinateurs derrière lesquels s’affairent des mères de famille. Ces femmes sont là pour apprendre ou développer leur savoir en français. “Elles sont volontaires, motivées”, s’enthousiasme Lucien de Carvalho, le responsable du TUCSS. C’est une des facettes du travail de l’association. La lutte contre l’illettrisme est grande cause nationale 2013.

Au-delà du soutien scolaire aux enfants, il est apparu nécessaire, pour le bien de ces mêmes enfants, de permettre à leurs parents de ne pas être en quelque sorte un frein à leur apprentissage du français. Difficile en effet pour un jeune qui a des difficultés à maîtriser la langue de Molière et de progresser quand, en rentrant à la maison, il ne peut pas parler français avec son père ou sa mère. Difficile aussi pour les parents de savoir et de comprendre ce qui se passe avec leur enfant à l’école quand ils ne parlent pas, ou trop peu, le français.

Grâce à ces postes informatiques, dont une partie est donnée par l’Agglo, ces actions éducatives familiales font le pari, pour lutter contre l’illettrisme, que pour ces adultes, la mobilisation est plus facile et plus forte au moment des grands temps de la vie scolaire de leurs enfants, depuis l’école maternelle jusqu’au collège. Un déclic peut se produire chez eux pour faciliter leur engagement dans une démarche de réacquisition des savoirs de base. En soutenant ces parents, en les aidant à se rapprocher de la culture de l’écrit, “on facilite aussi leur intégration, tout en prévenant le risque d’échec scolaire chez leurs enfants”. Une action coopérative en fait puisqu’elle implique nécessairement des familles.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

Mot clé

Laisser un commentaire