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Des collégiens de Jean Lurçat exposés à Hiroshima

Hiroshima 1pano

C’est un projet pédagogique dans le cadre du cours d’arts plastiques. Lors de la dernière année scolaire, les élèves du collège ont été sollicités pour réaliser un travail sur la paix, destiné à être exposé au mémorial de la paix d’Hiroshima, la première ville japonaise touchée par la bombe atomique. Ce travail a, aujourd’hui, trouvé sa place sur les lieux du martyr.

prof J LJoëlle Courvoisier connait bien le Japon, elle s’y rend régulièrement par passion pour ce pays et ses habitants. Quoi de plus naturel pour elle de mettre en place un projet pédagogique destiné à ce pays. Ce travail s’est fait lors de la dernière année scolaire. Tous les élèves du collège y ont été sensibilisés, mais ce sont surtout les 6e et les 5e qui y ont répondu avec le plus de motivation.

En partenariat avec certains résidents de la maison de retraire Orpea, les enfants ont réalisé des origamis Hiroshima4durant leur cours hebdomadaire d’arts plastiques. L’origami est un art ancestral au Japon, l’art de lier des papiers pour leur donner des formes, le plus souvent d’un animal. Celui qui a été choisi, c’est la grue. Pourquoi la grue? Parce qu’une petite fille japonaise, irradiée lors de l’explosion de la bombe atomique, Sadako Sasaki, en a fabriqué des centaines, pour ne pas dire des milliers, durant toutes ces années de douleur, avant de décéder des suites de ses blessures en 1955, 10 ans après l’explosion. Cette jeune fille, symbole de cette souffrance est depuis un symbole au Japon, et la grue est devenue l’image de la paix, comme la colombe chez nous.

Les élèves de Jean Lurçat ont donc durant toute une année réalisé eux aussi des pliages, faisant des centaines de grues. Leur professeur, Joëlle Courvoisier les a ensuite assemblées, Hiroshima2une à une, pour en faire des guirlandes, en y joignant les fleurs réalisées, en origami aussi, par les personnes âgées. Tout ce travail est parti en septembre pour le Japon et a, depuis, trouvé sa place dans l’une des vitrines qui entourent le monument pour la paix, dédié bien sur à la jeune Sadako, et au-delà à tous les enfants victimes des guerres. Un travail humble mais très apprécié. Le directeur du site, Yasuyoshi Komizo, n’a pas manqué d’envoyer une très chaleureuse lettre de remerciement à l’enseignante et à tous ceux qui se sont mobilisés pour cet hommage.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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