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Crash test mortel pour plus de 1000 élèves

Crash test Cana1pano

La voiture percute violemment le mannequin en scooter. Un bruit effroyable. “Alex avait votre âge, c’était un jeune pleine vie”, commente la pilote professionnelle. Plus de 1000 ados du bassin de Brive ont assisté cet après-midi à un crash test pédagogique organisé par la préfecture sur le marché de gros de Cana. Des démonstrations très réalistes qui avaient pour but de sensibiliser les jeunes aux dangers de la route.

Crash test Cana6Le léger chahut a vite fait place à un silence pesant. Il faut le reconnaître les démonstrations font froid dans le dos et ne laissent pas indifférents. “Il n’y a qu’une seule manière de porter un casque : bien enfoncé sur la tête et attaché”, insiste la pilote professionnelle de risques automobiles. Les 1000 adolescents présents se sont montrés particulièrement attentifs. Ils sont en 3e et en 2e, pile la tranche d’âge des exemples cités. De quoi s’identifier au mannequin qui a voltigé dans les airs, à l’opposé du casque qu’il portait nonchalamment sur l’arrière du crâne. “On a 95% de risques d’être tué sur le coup. 5% de survivre mais dans quelles conditions, paraplégique, tétraplégique.”

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Le réalisme est poussé jusqu’au bout. Sirènes hurlantes, police et pompiers entrent en action, sécurisent les lieux, tentent de secourir la victime. “Ma première règle en moto est que je n’ai pas priorité”, poursuit la pilote qui parle de la vie d’Alex, de ce qu’il avait prévu de faire, de sa passion des 2 roues. “Il était vraiment bon. Il serait devenu pro.” Sauf qu’Alex n’a pas survécu. Le mannequin recouvert d’une bâche blanche va rester là tout le reste des démonstrations, témoin muet du drame qui s’est noué il y a quelques années. “Toutes nos reconstitutions d’accidents sont des histoires vraies.”

Crash test Cana8“Le deux roues, c’est la liberté, c’est bien mais il faut toujours porter son équipement de sécurité, blouson de protection, casque, gants, même s’il faut chaud.” Malaise parmi la foule. Beaucoup savent bien qu’il s’émarge de cette précaution. Collégiens et lycéens assissent encore à une collision entre deux véhicules suivie d’une désincarcération, l’histoire malheureusement trop banale d’une sortie en boîte qui finit tragiquement. Certains n’en restent pas moins insensible : “Le risque zéro n’existe pas, c’est la vie”.

Crash test Cana7La plupart sont encore choqué par ce qu’ils ont vu. “C’est violent. Ça fait  réfléchir : le bruit de l’accident qui résonne, l’image du corps projeté à plusieurs mètres…” Des images qui restent gravées. “C’est impressionnant de voir comment le scooter a été projeté. Pourtant, la voiture ne roulait qu’à 50 km/h. Ça fait bien comprendre qu’il faut faire attention.”

L’objectif de la préfecture était de montrer aux élèves la réalité d’un accident de la circulation et ses conséquences notamment en cas de non port de casque ou de la ceinture de sécurité. Il faut savoir que depuis le début de l’année, les accidents ont augmenté de 9% sur le département. La moitié des élèves de 3e et de 2e du bassin d’éducation et de formation de Brive ont assisté à ces démonstrations. L’autre moitié sera conviée à un crash test similaire au printemps 2015.

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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