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C’était en 1988, souvenirs, souvenirs…

C’était exactement le 5 février 1988, 4.000 personnes et Johnny sous chapiteau. Du jamais vu dans la cité gaillarde. “L’émotion intacte”, titrait Brive notre ville, le journal municipal d’alors. Hommage à une idole qui disparait. La légende demeure.

 

Le souvenir d’avoir couvert l’événement était là, l’émotion aussi, mais plus vraiment la précision du moment. C’était tout de même il y a presque 30 ans. Il aura donc fallu fouiller dans nos cartons d’archives pour retrouver le bon numéro. Évidemment, il n’y avait pas de salle dimensionnée pour accueillir l’artiste déjà légende vivante, alors un chapiteau avait été dressé du côté de ce qui deviendra les Trois Provinces. Le concert avait attiré de tout le département et bien au-delà.

“Ils étaient tous au rendez-vous, des fans des années 60 aux jeunes d’aujourd’hui. Public sans âge où se mêlaient les 7 à 77 ans. Public sous le charme venu boire à la source d’une éternelle jeunesse“, entamait l’article. “Pour voir sa majesté Johnny en chair et en os , ils étaient là bien avant 21h… 4.000 personnes suspendues aux accords d’un chanteur. Immense marée humaine oscillant aux inflexions de Laura, déferlant sous la tempête de Rock’nRoll Attitude pour se calmer et reprendre dans un même souffle Je te promets“, écrivions-nous. Le maire Jean Charbonnel et nombre de ses conseillers ou officiels occupaient sagement les premiers rangs, un peu abasourdis de voir se déchainer tout ce déferlement derrière eux. La prestation était certes peu coutumière dans la cité gaillarde. “Un spectacle comme ça, il faut le voir pour y croire”, captait-on à la sortie.

Le lendemain, la presse locale elle aussi ne tarissait pas de superlatifs: “Une bête de scène”, “Un chat, un félin jouant avec un bouchon de liège”, “Une force dominatrice soutenue par des moyens énormes”, “Un super pro”, “Triomphe garanti or”, pouvait-on lire dans La Montagne ou Le Populaire. “L’idole des jeunes est toujours là”, “Formidable bain de jouvence musical”, répondait L’Écho du Centre. Tout aura été dit, du compte à rebours pour chauffer la salle en comblant le gros retard de l’artiste (il se séparait alors de Nathalie Bayle), aux 20 pompes effectuées en plein spectacle, des serviettes noires pour éponger le chanteur et bouteilles d’eau minérale pour le réhydrater, autant de reliques jetées en pâture aux fans tout au long de la soirée. On s’étonnait, ce qui ferait sourire aujourd’hui, des 80 professionnels que la star drainait dans son sillage, chanteurs, musiciens, éclairagistes, cameraman, coiffeur… “L’émotion intacte”, c’était ça Johnny, tout au long de sa vie.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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