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C'est parti pour les soldes d'hiver

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C’est donc parti pour six semaines de rabais, jusqu’au 16 février. Avec d’emblée de fortes démarques, des moins 50% et même plus. Pour les commerçants, il s’agit d’écouler les stocks plus importants qu’à l’accoutumée. La faute en grande partie à une météo trop clémente. Et à un contexte morose.

 

soldes1Ce premier jour, autrefois particulièrement attendu, n’est plus aussi suivi par les clients et les soldes d’hiver ont calmement démarré ce mercredi matin 6 janvier. Pas de grosse affluence dans les boutiques, “c’est fini le temps où l’on posait une journée de congés pour l’occasion”, constate une vendeuse. La fréquentation devrait se concentrer à la pause déjeuner ou après les heures de travail. Pour attirer les clients, les magasins n’ont d’ailleurs pas lésiné sur les offres alléchantes. Les vitrines affichent d’emblée des moins 50%, moins 60% et même jusqu’à moins 70%. La plupart des enseignes cassent les prix dès le début des démarques.

soldes3Les commerçants n’ont en effet pas le choix. Beaucoup se retrouvent avec un stock important, surtout en ce qui concerne les manteaux et autres affaires d’hiver. L’an dernier, le premier jour des soldes avait été endeuillé par l’attaque contre Charlie Hebdo. Cette fois, c’est l’ombre des attentats du 13 novembre qui plane. Selon l’Insee, les ventes d’habillement ont décroché fortement en novembre (4,7%). Les températures printanières n’ont guère incité le chaland à acheter des vêtements d’hiver. La Fédération du prêt-à-porter féminin évoquerait même une “annus horribilis”, avec des chutes de chiffre d’affaires de 20% pour certains indépendants.

“Entre les attentats, les températures très douces et la croissance molle…”, liste la patron de la boutique Abside qui a pourtant réalisé “un bon début de saison, à l’entrée de l’automne”. Comme les autres ou pour s’aligner sur eux, il affiche les moins 50%. Rares sont ceux, comme Cap Horn, qui s’en tiennent aux habituels 30% du démarrage. soldes4Pas question de descendre plus bas: “Il faut préserver les articles. Aujourd’hui, on gère les stocks différemment, on va vers des produits qui ne sont jamais dépréciés, on mise sur la qualité et le confort, on travaille avec les réseaux sociaux…”, argumente-t-il.

“Le métier a évolué et demande plus d’investissement personnel qu’hier.” Sa façon aussi de tirer son épingle du jeu face à internet. “Nous ne servons pas à exposer des articles qui seront essayés chez nous pour être achetés sur internet. Il faut aussi que les clients prennent conscience des répercussions d’une telle démarche.”

Toujours est-il qu’on peut se demander si ces rabais importants vont pouvoir rattraper les ventes… C’est loin d’être sûr. Les consommateurs sont déjà tournés vers les petites pièces du printemps… A moins que la météo ne s’en mêle.

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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