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Ces mille et une façons de vivre la Foire

Nombreux s’interrogent telle la ministre de la Culture Rima Abdul Mala avant hier sur ce qui fait le succès de la Foire du livre de Brive et cette 41e édition ne déroge pas à la règle… On a sillonné l’événement à la recherche de la réponse.

À quoi tient donc l’engouement des auteurs pour cette manifestation provinciale qui clame ouvertement à la gente parisienne son identité quelque peu paillarde de Foire et non de salon ? Qu’est ce qui pousse tous ces visiteurs à déambuler dans une marée humaine bruissante. Et encore, il faut au préalable braver la longue file d’attente pour entrer sur le site. Il a même fallu cette année patienter par moments sous l’ondée cinglante. Une fois entré, l’affaire n’est pas gagné pour accéder à certains auteurs ou assister aux rencontres qui affichent complet.

Un nombre de visiteurs qui reste toujours incalculable puisque certains passent et repassent allant d’un espace à l’autre, reviennent le lendemain. Il y a ceux qui viennent échanger avec un écrivain, ceux qui viennent chercher la dédicace du dernier ouvrage d’un auteur chéri ou de l’album de leur jeunesse, cette petite signature au prénom voulu qui rendra plus précieux un livre à offrir…  On a croisé beaucoup qui viennent d’ici, d’autres d’à-côté, d’ailleurs, certains de loin, et même un club de lecture qui avait affrété un car !

Alors oui, à quoi tient un tel succès d’une manifestation qui ne cesse de s’étendre en ville au fil des éditions ? On pourrait dire qu’il y a le calendrier tombant après tous les prix littéraire d’automne.

Il y a certainement la gratuité de son entrée, mais aussi la présence de tant d’auteurs, les grands comme les moins connus. Il y a les thèmes du cycle Temps présent débattus avec des spécialistes éclairés, ses forums qui questionnent, le côtoiement de tous les genres, les coups de cœur d’une présidence, cette année Florence Aubenas, qui ici apporte un réel regard dans la programmation, le sourire accueillant des professionnels comme des nombreux bénévoles investis à leurs côtés et sans qui la machine ne pourrait tourner…

Il ne faut pas négliger non plus l’aspect festif des auteurs de Paris vivant une parenthèse, humant le marché le samedi, profitant de la gastronomie locale, certains achetant immuablement leur panier de produits locaux, d’autres se lâchant la nuit venue sur les pistes de danse brivistes… On en a croisé une ce matin, mais elle ne devait pas être la seule, fidèle à son stand mais ayant un peu de mal à trouver ses mots pour nous parler de son livre…

Il y a tout cela bien sûr tant l’événement est multiple, l’organisation bien huilée, le cadencement millimétré. Il y a surtout cette proximité complice qui s’établit naturellement entre lecteurs et auteurs, ce côté bienveillant et curieux de l’autre, cette spontanéité du propos, cette envie de découvrir. C’est ce sens du partage, cet assasisonnement qui fait que la recette perdure. Et c’est bien cela qu’il nous faut préserver telle une richesse du cœur.

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

1 commentaire

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    Siberchicot-Paris Thérèse Le 13 novembre 2023 à 9h11 at 9 h 11 min

    Oui,c est tout à fait cela ,la foire de Brive, la richesse du cœur.la rencontre avec l auteur qui nous fait rêver et avancer. Un grand merci et même si j habite loin peut être à l année prochaine.

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