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Cambriolages d’entreprises: la police tire la sonnette d’alarme

Edith Minier, commissaire, dans les locaux de la CCI présidée par Jean-Louis NestiLes entreprises subissent nombre de cambriolages. Hier soir, la CCI accueillait une réunion en présence de responsables d’entreprises, essentiellement de la zone Ouest, très prisée par les délinquants, et la police nationale. Histoire d’informer sur la façon de prévenir les actes de malveillance.

Un entrepreneur s’inquiète: « Serait-il possible de mettre en place un système d’alerte cambriolage lorsque vos services constatent qu’il y en a beaucoup dans un court laps de temps? Un peu comme quand Météo France lance une alerte orange ». Réponse de la commissaire briviste Edith Minier: « En même temps, je suis en train de vous lancer une alerte rouge là… »

L’objet de la réunion d’hier soir à la CCI du pays de Brive: prévenir les risques de cambriolages au sein des entreprises, essentiellement dans la zone Ouest où ce type de faits est courant.

Edith MinierEdith Minier a aligné quelques statistiques: « En 2009, les cambriolages représentaient 5,8% de la délinquance à Brive. Sur les deux premiers mois de 2010, on est à 8,60% », prévient-elle. « Sur 194 faits de cette nature au total en 2009, 102 concernent une entreprise, dont quasiment la moitié pour la seule zone industrielle Ouest. »

Face à un taux d’élucidation « faible, de 11,3% en 2009 », reconnaît Edith Minier, « l’urgence pour les entrepreneurs est de mettre en place des moyens empêchant le cambriolage, ou du moins en rendant plus difficiles les conditions du délit ».

Si un cambriolage est constaté, « il faut appeler le 17, ne toucher à rien pour faciliter l’enquête, notamment la prise d’empreintes, et déposer plainte ». Des plaintes que quelques entrepreneurs préfèrent ne pas déposer, notamment pour ne pas payer les franchises d’assurance, considérées par eux comme une sorte de double peine. Car, ils ont été cambriolés et doivent malgré tout payer. La commissaire insiste pourtant sur l’importance de la plainte: « Si on arrête un auteur présumé, on pourra faire des recoupements et éventuellement se rendre compte qu’il est l’auteur de tel ou tel autre méfait. »

Faisant malgré tout preuve de compréhension sur les non dépôts de plainte de la part de certaines victimes, la représentante de la police nationale a évoqué d’autres outils, comme la main courante (une sorte de « plainte », mais qui n’engendrera pas d’enquête) ou le simple signalement d’un fait.

Les entrepreneurs, essentiellement de la zone Ouest

« Il est important pour vous, entrepreneurs, de prendre des mesures pour vous protéger, par exemple avec la vidéo-surveillance qui peut vraiment nous aider lors des enquêtes. Vous devez savoir qu’avec un système de vidéo-surveillance, un cambrioleur sur deux ne tentera pas sa chance. »

« La vidéo-surveillance, je veux bien, mais un prestataire me demande 10.000 euros pour la mettre en place! », déplore un chef dont l’entreprise a subi six cambriolages en un an. « C’est trop cher », tranche illico Edith Minier qui, pour n’être évidemment pas liée à telle ou telle entreprise, a une idée assez précise des prestations et des tarifs généralement appliqués pour la mise en place de caméras.

Vidéo surveillance ou pas, les entreprises, comme la population, bénéficient tout de même des services de police, avec trois patrouilles la nuit et quatre le jour. Et les chefs d’entreprises et responsables de locaux commerciaux ont également la possibilité de rentrer en contact avec Marie-Christine Bounaix (au 05.55.21.72.00), capitaine de police référente pour les entreprises. « Elle peut se déplacer sur site et vous donner des conseils pratiques pour vous prémunir contre les cambrioleurs. »

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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