L'actualité en continu du pays de Brive


Budget supplémentaire: un budget de réglage et non « insincère »

Frédéric Filippi a présenté le budget supplémentaireIl y a des mots qui blessent, qui restent et qui ressortent à l’occasion. Tel « insincère ». L’adjoint aux finances Frédéric Filippi n’a toujours pas digéré l’adjectif employé par l’opposition pour qualifier les budgets supplémentaires précédents. D’un calme agacé, le rapporteur de la délibération est monté au créneau à grand renfort de tableaux et de chiffres. « Chacun peut constater qu’il s’agit d’un budget équilibré et que les dépenses nouvelles constituent environ 1,9% du budget primitif. » Et comme ce budget de réglage, bien qu’obligatoire, ne remet pas en cause les orientations budgétaires, il a été adopté sans vraiment de discussions. L’opposition s’est abstenue. Vous pouvez visionner le débat en cliquant ici.

Moins de 2% du budget primitif! Pour être plus précis 1,88%. A ce volume, on peut vraiment parler d’ajustement. « Chacun peut constater qu’il s’agit d’un budget équilibré en investissement et en fonctionnement », a démontré Frédéric Filippi qui présentait cet exercice permettant d’intégrer les actions adoptées par le conseil municipal sans attendre le vote du budget de l’année suivante. Pour autant, la majorité avait fourbi ses arguments, se sentant attendue sur la hausse de la masse salariale de 2,16% pour payer l’ensemble des personnels de la ville y compris les agents de l’ex-caisse des écoles.

facade de la mairieL’adjoint aux finances n’aime décidément pas entendre ses présentations qualifiées à répétition d »insincères, « ce qui juridiquement et comptablement n’est pas un mot neutre et nécessite que j’y réponde », a-t-il prévenu. Et de comparer: « Entre 1995 et 2007 », soit sous administration de Bernard Murat, « cette masse salariale est passée de 24 à 40 millions d’euros par an, soit une augmentation supérieure à 4% par an ou globale de 67 %. « Alors que dans le même temps », interroge l’élu, « la Ville perd des compétences, donc du personnel, transférées à la communauté d’agglomération et au SDIS, ce qui aurait dû s’accompagner d’une diminution des dépenses? » La réponse de Frédéric Filippi ne tarde pas: « Disons le clairement, la hausse globale est due principalement aux nombreux recrutement de fonctionnaires par l’ancienne majorité, sans que pour autant les Brivistes se rendent compte d’une amélioration des services rendus. Il faudrait m’expliquer pourquoi messieurs Soulier et Estagerie n’ont pas qualifié à l’époque ces budgets d’insincères? »

« Sur les 1350 agents de la Ville, un nombre important, 65, auraient dû normalement partir en retraite en 2010 et y ont renoncé« , a expliqué l’adjoint aux finances, reprenant les propos tenus en début d’après-midi par le maire. « Si ces 65 agents étaient partis, nous ne vous aurions pas proposé de voter ce soir ces crédits supplémentaires. »

conseil municipalPatricia Bordas a également précisé: « Nous avons poursuivi notre politique de réduction des emplois précaires afin de régulariser la situation d’agents contractuels en poste depuis plusieurs années sur des emplois qui sont permanents. Il y en avait 443 à notre arrivée. Ils ne sont plus aujourd’hui que 48 sur arrêté collectif ». Sur le ton de l’humour, le député-maire a alors résumé: « C’est vrai que le budget de la culture a augmenté, que le budget du sport a aumenté, et celui du soutien aux associations, des investissements… et cela sans suppression d’emplois et sans augmenter les impôts. Ça veut donc dire que des efforts dans la gestion quotidienne ont été faits. »

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

Mot clé

Laisser un commentaire

douze − un =