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Brive veut poursuivre sa mutation en ville universitaire

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Avec son campus et ses 1.800 étudiants, Brive s’inscrit définitivement dans le réseau des villes universitaires de France. C’est d’ailleurs dans cette dynamique qu’une convention a été signée en mars dernier. A l’occasion de la journée d’accueil des étudiants hier, la présidente de l’université de Limoges Hélène Pauliat et le maire de Brive Frédéric Soulier, ont souhaité revenir sur leurs ambitions communes.

“53% des jeunes en Bac+2 quittent la ville”, a indiqué hier le maire de Brive Frédéric Soulier, à l’issue de la 4e journée d’accueil des étudiants. “Notre objectif est qu’ils puissent continuer leurs études ici.”

tribunePour enraciner l’enseignement supérieur à Brive, la Ville a ainsi investi près de 2 millions d’euros. Le restaurant universitaire a été financé par la Ville qui a également cédé le terrain de construction du campus et participé à hauteur de 900.000 euros à sa construction.

En outre, l’ouverture du campus universitaire de Brive qui accueille 450 étudiants sur les 15.000 que compte l’université de Limoges, a incité la Ville et l’université à formaliser leurs relations en signant, le 17 mars dernier, une convention de partenariat pour prendre acte de leurs engagements communs. “La Ville consacre ainsi 628.000 euros par an à ce partenariat”, a rappelé le maire, soit 393.000 d’aides directes et le coût de 6 postes (un de plus que l’an dernier) qui représente 135.000 euros.

bib campus“Nous voulons accentuer notre travail autour de l’accueil des étudiants. C’est la base!”, se sont accordés le maire et la présidente de l’université de Limoges. “Il faut aussi faciliter l’accès aux activités extra universitaires.” L’idée étant de permettre aux étudiants de travailler dans les meilleures conditions possibles et de leur donner envie de fonder leur projet de vie à Brive. Pour “inverser la tendance” et garder les étudiants plus longtemps, des pistes sont aussi à l’étude du côté de l’institut de recherche XLim, la création d’une chaire énergie, un GEA qui pourrait se poursuivre jusqu’au 3e cycle ou encore la création d’un DUST pour le STAPS. Des pistes qui “collent avec la réalité du territoire dans une logique de complémentarité avec l’offre existante”.

tribuneSur la question de savoir comment développer l’université, qui outrepasse, pour la présidente comme pour le maire, les limites administratives, tous deux parlent de la nécessité de trouver “des méthodes innovantes et à distance”. Ils regardent ainsi ensemble du côté du numérique et parlent par exemple de télé enseignement. “Il faut penser à des solutions simples, efficaces, proposant des offres universitaires plus larges et qui, en même temps, s’inscrivent dans une logique de maîtrise des coûts et prennent en considération les problématiques financières des familles.”

Outils d’attractivité pour le territoire, l’enseignement supérieur et la recherche, s’ils nécessitent d’être étoffés, ont déjà fait leur place à Brive. La ville propose en effet des formations innovantes comme la licence professionnelle “éco-gestion de l’énergie électrique” au département GEII de l’IUT et la licence comptable taxateur d’étude notariale. Elle accueillera bientôt le campus des métiers et de l’alternance de la CCI de Corrèze (à lire ici) ainsi qu’une classe préparatoire à Bossuet. Enfin, l’implantation du centre de valorisation des agro-ressources (à lire ici et ) sur le site de Brive Laroche participe à donner toutes ses chances au développement du territoire.

 

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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