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Brive-Roca’ VTT : régime sans selle pour trois coureurs

Trois coureurs tenteront les 75km de la Brive-Roca' VTT

Tous les ans, la Brive-Roca’ rassemble de Brive à Rocamadour quelque 1200 VTTistes. Et il faut déjà être du genre bien trempé pour couvrir les 75 ou 100km que réservent les chemins de campagne. Dimanche 21 mars, trois engagés ont décidé, avec la bénédiction du Vélocio gaillard organisateur, de vivre cette “balade” autrement : sans vélo, à pied et même au pas de course. Ils partiront à 6h du matin, deux heures avant le flot des roulants, pour une arrivée bien plus tardive…

On connaissait la Brive-Roca’ en VTT mais pas à pied, plus embryonnaire et encore plus confidentielle. Ce n’est que depuis l’an dernier que des coureurs ont souhaité profiter du tracé balisé de cette randonnée VTT nature. Pour cette 13e édition, ils étaient une petite dizaine. L’organisation les avait autorisés à couvrir une partie du parcours: l’équivalent d’un marathon, de Martel à Rocamadour. Cette année, ils ne seront que trois. “C’est un dimanche d’élections régionales et en plus, certains sont concentrés sur leur préparation pour les 24 heures pédestres de Brive en mai, comme Sylvie Peuch”, expliquent les fidèles au poste. D’où une certaine défection parmi les troupes.

Mickaël Biard, Thierry Poupard et Christophe Jean-Baptiste

Cette année, ils ne seront donc que trois, mais bien décidés à engranger cette fois les 75km officiels du “petit” parcours. “On monte d’un cran: on fait le tracé VTT complet, sur les chemins de campagne, c’est l’équivalent de plus de 100km sur route. Nous comptons mettre entre 10 et 12 heures.” De fait, le trio a décidé de partir de la Guierle à 6h du matin, deux heures avant le départ officiel des VTTistes.

Mickaël BiardLes premiers VTT devraient nous passer avant Collonges“, table Mickaël Biard, la quarantaine, licencié au Pays de Brive athlétique club PBAC et qui s’adonne depuis 3 ans à l’ultrafond (courses de grand fond aux distances supérieures aux 42km et des poussières du marathon).

Thierry PoupardSon compère Thierry Poupard, vétéran du groupe, 56 ans au compteur, est tombé dans la discipline il y a une trentaine d’années. Il donne d’ailleurs de l’ultrafond une définition plus extrême: “au dessus des 100km et no limit”, plaisante-t-il à peine. Troisième larron : Christophe Jean-Baptiste du CAB course qui a 42 ans se frotte pour la première fois à l’exercice, histoire de voir. “La Brive-Roca’, je la connais par cœur en VTT. Ça fait des années que j’avais envie de la faire en courant. Le max que j’ai fait jusqu’ici, c’est dans les 40km et des trails de montagne courts. Là, je vais apprendre la gestion sur du long. J’ai hâte d’être à dimanche.”

Christophe Jean-Baptiste“Faut bien une première fois”, lance Thierry Poupard. Indispensables aussi, une préparation et un mental taillé pour l’épreuve. “On va se la faire tranquillos”, nuance les deux compères plus aguerris. “On ne se prend pas la tête. Le but, c’est de courir tous les trois ensemble et de faire une belle balade. On va partir sur des rythmes très lents. Bien sûr, s’il fait vraiment trop mauvais, on raccourcira le parcours, mais ça, on ne le décidera que le matin même.”

“On va bénéficier de l’organisation en place, du fléchage et aussi des trois ravitaillements qui nous permettront de recharger nos sacs à dos.” Comme les VTTistes, les coureurs auront droit cette année à un tracé inédit offrant de nouveaux paysages. Le trio est serein. “La Brive-Roca’ nous sert aussi de préparation pour les 100km de Belves en avril et un 24 heures en fin d’année”, avance Mickaël Biard. Thierry Poupard vise aussi en juillet l’intégrale de Riquet, 240km non stop le long du canal du Midi de Marceillan à Toulouse. “Je l’ai déjà fait l’an dernier. C’est plus de 35 heures de course dans des paysages magnifiques.”

les coureursCar, outre le goût de se surpasser, voilà ce qui réunit nos trois gaillards. Thierry et Mickaël ont même dans l’idée de “créer un groupe ou une association rassemblant des gens qui partagent le même état d’esprit, pour faire des courses découverte, dans la nature, un peu à l’aventure et quitte à se perdre“. Ça fait partie de leurs habitudes: “On consulte toujours les cartes avant, mais on ne les emporte jamais, alors on fait souvent plus de kilomètres que prévu, comme encore ce week-end entre Brive et Tulle.” Sans doute le charme de l’aventure… Et tous les trois s’accordent: “La course à pied, c’est sans contrainte, la liberté.”

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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