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Brive réfléchit à son avenir

intro page urbaine

Frédéric Soulier présentait hier soir la page urbaine de Brive lors d’une réunion publique à la salle Chadourne. Il s’agit d’un document de travail qui vise à réfléchir à ce que pourrait être Brive à l’horizon 2030, avec un challenge essentiel: inverser la courbe démographique pour faire revenir des habitants. Pour l’équipe municipale, cela passe par une redynamisation du centre-ville, et notamment dans sa partie Sud.

 

C’est devant une salle Chadourne pleine, il a même fallu rajouter des chaises, que Frédéric Soulier, et Olivier Nicaud, son directeur des services techniques, ont présenté la Page urbaine. Ce document, “qui reste un document de travail et doit susciter échanges et réflexions” a insisté le maire, dresse un bilan de la situation de la ville et présente des pistes d’actions pour façonner le Brive à échéance de 15 à 20 ans. L’enjeu essentiel est de faire revenir des habitants en ville. Les chiffres donnés par Frédéric Soulier sont révélateurs. En 1975, Brive comptait 52.000 habitants. Aujourd’hui, “nous sommes aux environs de 47.000, et si rien n’est fait pour changer cela”, précise le maire, “nous passerons sous la barre des 45.000 d’ici 2030”.

Pour enrayer ce déclin, il faut, selon lui, “redynamiser la ville et notamment son centre pour le rendre plus attractif“. Cela passe pour l’équipe en place par 5 grands axes de travail.

Le stationnement et la circulation, avec la résorption de certains points noirs en matière d’embouteillages à certaines heures de la journée, et le rééquilibrage de l’offre de stationnement avec notamment la création de places supplémentaires en souterrain ou le basculement de toutes celles de surface en gratuité 30 minutes. Le but est de faciliter la vie de ceux qui viennent faire leurs courses en ville. page urbaine 1Par ailleurs, plusieurs rues seront refaites et réalisées en plateau, à l’image de la place de la collégiale: la rue Gambetta en 2017, l’avenue Émile-Zola en 2018, la seconde partie de la 1089 en 2019 et la rue Massénat en 2020.

Autre ambition, rendre plus attractive l’offre de logements. Il y a actuellement 21% de logements vacants en centre-ville dont il faut inciter les propriétaires à les remettre sur le marché. Par ailleurs, plusieurs projets de création de logements neufs sont en réflexion, avec un certain niveau de standing, “ce que j’assume” a précisé Frédéric Soulier. Quatre ilots sont d’ores et déjà identifiés: Massénat, Churchill, Chapeau Rouge et République. Des opérations qui incluront des commerces car “l’offre commerciale est importante si nous voulons inverser la tendance actuelle qui fait que sur 100 euros dépensés à Brive, 80 le sont en périphérie, et il y a aujourd’hui encore trop de commerces vacants en centre-ville”. Dans ce contexte, le projet de halle alimentaire qui comptera 17 étals semble en bonne voie.

Un autre chemin d’avenir est de continuer, de manière globale, à soutenir l’économie et l’emploi avec le souci, à travers le travail de Territoires, de maintenir et développer les entreprises dans les ZAC.

Celle de Brive-Laroche est d’ailleurs une des clefs pour construire le Brive de demain. Certains projets sont en cours de réalisation, d’autres sont à l’étude. Il y a également la rénovation et la reconversion de la caserne Brune. 4,5 hectares à un pas du centre-ville qui doivent devenir un lieu de vie pour usagers et riverains. Enfin, une réflexion est lancée avec la CCI pour moderniser l’espace congrès autour de l’immeuble consulaire.

Beaucoup de chemins sont montrés dans cette page urbaine. Un document de travail qui doit permettre de construire le Brive des années 2030 et cela avec l’avis des habitants. Cette période de concertation est capitale et permettra de nourrir le projet définitif lors du prochain conseil municipal. Vous pouvez faire part de vos observations et de vos réflexions sur l’espace dédié prévu sur le site www.brive.fr.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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