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Biomasse et Garage au menu du conseil municipal

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Deux dossiers marqueront tout à l’heure la séance du conseil municipal. Le premier, et le plus important, concerne la future chaudière biomasse qui verra le jour dans la ZAC de Brive-Laroche, le second entérinera la fermeture et la cession par la Ville de l’immeuble qui abrite le Garage – Moteur d’art contemporain.

 

Avec 19 km de réseau et 99 bâtiments desservis, le projet de chaufferie bois qui est débattu ce soir au conseil municipal “prend une autre dimension par rapport au projet initial” selon Frédéric Soulier. Elaboré sous l’ancienne équipe municipale, ce projet “ne prévoyait que la désserte de 56 bâtiments” précise le maire. “Nous sortons d’un projet de chaufferie de quartier” précise t-il, pour passer à un vrai réseau susceptible de “prendre en compte les équipements majeurs de la Ville, tant à l’Est qu’à l’Ouest”, hopital_de_brive_architecte_espagno_milani_toulouse-verre-bioclean-saint-gobainavec par exemple l’hôpital, la pisc!ne, de l’habitat collectif public et privé, de l’habitat individuel ou encore les collèges et lycées. La volonté est d’intégrer cet équipement dans un “bouquet énergétique” avec d’autres sources de chaleur comme la méthanisation et le traitement des fermentescibles. “Une vision à 20 ou 30 ans” pour l’élu “et un coût moindre pour l’usager” précise-t-il avec un prix du mégawatt/heure livré de l’ordre de 68 euros contre environ 70 pour le projet initial et plus de 70 pour l’équivalent gaz.

La délégation de service public a été confiée à l’entreprise Coriance, ex Gaz de France. Elle court sur 30 ans. L’offre déposée par Coriance est la mieux disante pour Frédéric Soulier. Dans le détail, celle-ci prévoit une meilleure couverture de la ville avec une production quasiment double de mégawatt/heure (60.577) par rapport au premier projet. Dans ce bouquet énergétique, la chaufferie bois couvrira 25% des besoins. “Une meilleure approche” car le projet initial prévoyait une source énergie bois de 90% “et on sait que le prix du bois, même s’il est contenu aujourd’hui, peut augmenter et devenir cher. Il est donc préférable de diversifier les sources d’énergie” insiste le maire.

A terme, cette chaufferie sera donc accompagnée par d’autres sources de production de chaleur. Il y a, aujourd’hui, l’unité de valorisation énergétique, autrement dit l’incinérateur, qui assurera dans un premier temps 51% des besoins mais qui, d’ici quelques années “a vocation à fermer” pour être progressivement remplacé par une usine de méthanisation qui devrait voir le jour, également à Brive-Laroche, pour traiter les boues de la station d’épuration qui se trouve déjà sur place. Dans ce bouquet, viendront s’ajouter un léger apport en gaz naturel et le traitement des fermentescibles qui devrait prendre de plus en plus d’ampleur au fil du temps. L’offre Coriance prévoit également des pompes à chaleur et des ballons à hydroaccumulation.

Cette chaufferie biomasse, qui entrera en service en 2018, est un investissement conséquent puisqu’il représente plus de 26 millions d’euros dont 11 devraient être financés par l’ADEME (l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie). Le reste sera financé par l’entreprise désignée, Coriance, qui, pour la délégation de service public, versera de plus à la ville près de 3 millions d’euros sur les 27 prochaines années.

Autre dossier, important, de ce conseil municipal: garagela fermeture du Garage – Moteur d’art contemporain. Le lieu coûte cher à la Ville. Très cher. Trop cher. Notamment au regard du public qu’il a attiré depuis son ouverture en 2013. Un peu moins de 19.000 personnes se sont rendues aux différentes expositions organisées. Pour Frédéric Soulier, avec le Garage, “on vivait au dessus de nos moyens avec un achat et des travaux qui ont coûté près de 900.000 euros à la Ville, et plus de 90.000 euros de frais de fonctionnement annuel”. De plus, précise le maire, “il aurait fallu mettre encore 1,6 millions d’euros pour faire les travaux de rénovation et de mise en conformité nécessaires”. La Ville a donc décidé de s’en séparer et de le rendre au domaine privé. Le lieu devrait être racheté par la pharmacie Chancel pour un montant de 700.000 euros.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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