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Apprenti clubmaker

Mathieu Magne, futur clubmakerA 18 ans, Mathieu Magne, en bac pro commerce à Danton, veut devenir “clubmaker”. Ce métier peu connu en France (ils ne sont même pas une dizaine, dont un à Brive), consiste à monter des clubs de golf sur mesure, adaptés à la taille et à la force du joueur. Pour l’heure, Mathieu est en apprentissage chez son père Patrice, et rêve, sans trop se l’avouer, d’intégrer le circuit pro.

Dans le cadre de son cursus scolaire, il organise demain, samedi 4 avril, sur le practice du golf de Planchetorte, une “journée test” de 9h a 18h pour montrer les avantages de cette fabrication. Si vous êtes golfeur, débutant ou confirmé, vous pourrez faire gratuitement le test de votre swing et de vos clubs.

Racourcir le schaft, un travail de précision“Clubmaker”, littéralement en anglais fabriquant de club. Le métier existe depuis une trentaine d’années aux Etats-unis. “Là-bas, 60% des golfeurs utilisent des clubs fabriqués sur mesure. En France, ils ne sont qu’environ 5%. Le métier offre donc un bon potentiel. D’autant que le golf se démocratise depuis une dizaine d’années”, compare Patrice Magne, clubmaker qui a ouvert à Brive L’atelier du golf. Lui a dû partir se former en Angleterre. Son fils Mathieu a pu choisir la voix de l’apprentissage sur place. Et en France, c’est plutôt une rareté. Surtout dans un métier qui demande, au-delà des connaissances techniques, une solide expérience sur le terrain, donc un savoir-faire qui ne s’acquiert qu’au fil du temps.

Mathieu Magne sous une pluie de tees“Je suis en apprentissage depuis 3 ans. Je prépare actuellement mon bac pro en alternance, une semaine au lycée, une semaine en entreprise. Dans mon cursus, je devais organiser une action d’animation en rapport avec mon travail en entreprise: j’ai choisi cette journée test pour faire découvrir l’intérêt de recourir à un clubmaker.” Bien évidement, Mathieu s’adonne aussi au golf, depuis 7 ans. Il est d’ailleurs classé 12,6 et s’avoue modestement “bon joueur, sans être accro”.

“Les clubs de golf que l’on trouve dans le commerce ont une longueur standard. Or, le golfeur est souvent plus grand ou plus petit”, explique Mathieu.”Et il frappe son swing avec plus ou moins de puissance. En modifiant la longueur du schaft (le manche, Ndlr), en coupant plus sur la partie haute ou basse, on peut assouplir ou au contraire durcir la flexibilité du schaft.” Un travail d’une grande précision qui concerne autant le driver que le fer 7.

L'outil informatique mesure la vitesse du swingPour adapter le club à la morphologie d’une personne, Mathieu a recours à tout une panoplie d’instruments de mesure et notamment l’outil informatique pour analyser la vitesse de frappe du swing. S’y ajoutent des appareils mesurant l’oscillation et donc la flexibilité et l’équilibre d’un club. Autant d’instruments que l’apprenti clubmaker installera samedi sur le pratice du golf de Planchetorte.

“Après le bac, j’aimerais poursuivre par un BTS”, commente Mathieu devant la photo le montrant avec Thomas Levet, joueur n°1 français. Mathieu sait aussi que sa double formation, commerce et clubmaker, lui donnera un bagage des plus intéressants pour les professionnels du circuit. Sans compter qu’un ami clubmaker canadien est prêt à poursuivre sa formation. Pas de problème, le Briviste oscille à 16 ou 17 de moyenne en anglais!

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Journée test, samedi 4 avril, de 9h à 18h, practice du golf de Planchetorte. Ouverte à tous et gratuite. Infos: 05.55.87.68.84.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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