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À Paul de Salandy, les élèves ont fabriqué hôtels à insectes et nichoirs

Constatant qu’il n’y avait plus beaucoup d’insectes et d’oiseaux en ville, les enfants de CE1/CE2 et CM2 ont décidé de leur offrir des abris qu’ils ont fabriqué eux-mêmes grâce aux ressources du CRTS de l’école Jules Ferry. Hôtels et nichoirs vont être installés dans l’enceinte de leur école.

“En ville, il y a moins d’insectes qu’à la campagne. On est allé dans le square à côté de l’école et dans les jardins de la poste pour les prendre en photo et on a vu qu’il n’y en avait pas beaucoup. Si les insectes disparaissent, les oiseaux ne pourront plus se nourrir et vont aussi disparaitre“, expliquent à tour de rôle les élèves de CE1 et CE2 d’Isabelle Rosa. Même constat avec la classe des CM2 de Johanna Leger. Alors le projet d’école sur le développement durable et l’étude de la biodiversité s’est très vite transformé en action concrète de préservation.

Les plus grands ont ainsi opté pour la fabrication de nichoirs, les plus jeunes pour celle d’hôtels à insectes. “C’est bien parce que ça va servir à protéger quelque chose”, sont-ils très fiers de dire en montrant leurs réalisations qui n’attendant plus qu’à être installées pendant ces grandes vacances sur les espaces de verdure dans l’enceinte de l’école. Chaque hôtel ou nichoir est unique, propre à chaque groupe d’élèves.

“Ce projet leur a permis de comprendre la chaîne alimentaire, d’appréhender la biodiversité et de mettre en application plusieurs matières, le calcul, la géométrie…”, commentent les enseignantes. “C’était un peu compliqué à faire car il fallait savoir utiliser les outils”, reconnait un CM2.

“Ce sont eux qui ont établi le constat, qui ont choisi d’agir et qui ont tout fait”, se satisfait Bernardino Leal Esteves, directeur du CRTS, le Centre de ressources technologiques et scientifiques implanté à l’école Jules Ferry qui accompagne tout au long de l’année divers projets. “Il leur a fallu établir une fiche technique, prendre des mesures, tracer des droites parallèles ou perpendiculaires, scier, se servir d’un marteau, clouer…”

Le CRTS a ainsi accueilli cette année 53 classes ce qui représente quelque 1050 élèves. Son responsable est assisté d’un agent municipal mis à disposition par la Ville. “Le centre met à disposition des enseignants des projets du CP au CM2 y compris les ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire, NDLR). Je mets en œuvre des démarches d’investigation, je leur pose des problèmes qu’ils doivent résoudre”, explique l’enseignant responsable.

Parmi les projets menés: la fabrication d’un circuit électrique, la programmation d’un robot ou sur ordinateur, l’élevage de coccinelles que les élèves vont d’ailleurs libérer demain à la Roseraie avant de partir en vacances, l’envol d’un ballon stratosphérique… Certains projets sont même parrainés par des institutions comme le CNES. Un centre ressources aussi bien pour les enfants que leurs enseignants. “Le but est également de former les enseignants à la démarche d’investigation pour qu’il la fasse vivre ensuite dans leur classe”, commente son responsable. L’an prochain, le CRTS devrait mettre en place un défi qui va concerner les écoles de Brive urabin. “Sur la base du volontariat, participera qui voudra.” Autant de pistes qui amènent les élèves, citoyens de demain, à “questionner le monde“.

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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