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4 fois 4 fois 4 = U4

Les 4 auteurs de la saga U4

Il sont 4 auteurs pour 4 livres, chacun le sien, centrés sur 4 personnages d’une même histoire. C’est la saga apocalyptique U4, le phénomène de la rentrée littéraire pour adolescents et plus. Un exercice particulier d’écriture qui a séduit un large public bien au-delà de sa cible.

 

U4 au forum des lecteursComme bien d’autres tous au long de ces trois jours de Foire du livre, ils ont défilé sur le plateau du Forum des lecteurs. Quatre auteurs alignés devant les caméras, sauf que devant eux les couvertures des livres étaient quasi identiques, estampillé d’une même titre U4. Chacun a signé le sien qui se différencie aussi par le prénom du personnage principal: Kordiwen pour Yves Grevet, Yannis pour Florence Hinckel, Jules pour Carole Trébor et Stéphane pour Vincent Villeminot. Curieusement, les femmes ont porté les personnages masculins et inversement.

Autre curiosité de narration: parus en même temps, les quatre romans se lisent indépendamment les uns des autres, dans l’ordre que l’on souhaite. “Nous avons eu envie de mettre du collectif dans notre métier solitaire, tout en gardant notre autonomie”, explique Florence Hinckel. La même histoire est vue de quatre points de vue différents, chaque livre étant écrit à la première personne.

Côte à côte sur le standPour résumer, un premier novembre, jour des morts, le filovirus U4 (pour Utrecht, la ville où il est apparu) a touché la planète, tuant tous le monde sauf les adolescents entre 14 et 18 ans… Vous l’avez donc compris, les personnages existent sous la plume de tous. Et c’est bien là le défi.

“Nous n’imaginions pas les enjeux d’écriture. Les éditeurs qui nous ont fait confiance, non plus”, raconte Vincent Villeminot. “Changer une phrase dans un des livres avait une répercussion dans les autres romans. Nous avons fait de la mécanique de précision pendant 2 ans, alors que nous avions écrit en quatre mois le gros oeuvre.”

La tranche d’âge épargnée par le virus dans cette fiction correspond au lectorat visé, mais l’histoire aura comme un virus contaminé les générations. Le public présent à la rencontre en était la preuve flagrante.

 

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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