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27 et 28 avril : Japon invisible, 3e édition des Journées d’arts sacrés

Après le monde méditerranéen et slave, c’est au tour du Japon de révéler à Brive quelques-uns de ses aspects sacrés. Sacré ne s’oppose pas ici à profane, mais relève d’une dimension dans laquelle visible et invisible, magique et onirique sont intimement liés. Une conférence de presse nous révèle le 12 avril le contenu et l’élaboration de ces deux journées définitivement pas comme les autres.

Le Japon est certainement, dans la représentation codifiée de chacun de ses actes, un des pays les plus mystérieux. Ses rites, solennels ou quotidiens, bien souvent nous échappent. Il est difficile pour une âme occidentale de prétendre les connaître tous et encore plus, de les comprendre. C’est pour cette raison que la Ville de Brive a choisi de présenter, parmi tous les symboles de cette culture complexe, ceux dont nous nous sentons les plus proches. « La culture et le folklore japonais offrent une combinaison de doctrines et de systèmes initialement incompatibles, à l’image de son syncrétisme religieux, là où le rationnel et l’irrationnel s’entremêlent. C’est cette dimension que nous souhaitions faire découvrir cette année au public », explique Jean-Marc Comas, adjoint à la culture.« Notre programme, avec des événements répartis dans divers lieux de la ville va nous permettre de dévoiler ce que le Japon consent à nous révéler. Il était difficile dans un univers aussi foisonnant d’en sélectionner l’essentiel. Nous avons également souhaité insuffler un peu de jeunesse à l’ensemble ce qui a aisément été rendu possible via l’accent que nous avons mis sur les yôkais qui sont une source d’inspiration inépuisable pour les mangas. Il en va de même pour les bouquets Ikebana exposés cette année par les membres de l’association les Asphodèles qui se sont donné beaucoup de mal pour apprendre en un temps record cet art inaccessible et qui ne révèle pas tous ses secrets.”

Beaucoup à voir, beaucoup à entendre, beaucoup à goûter: deux belles journées qui conduisent ces journées d’art sacré vers l’incontournable.

JAPON INVISIBLE : LE PROGRAMME

Samedi 27 avril à 11h

Conférence

Grande salle du théâtre

Alain Rocher, directeur d’études à l’école pratique des hautes études en sciences sociales, spécialisé dans les religions et les traditions populaires du Japon, donne une conférence sur le thème phare de ses recherches : mythologies, syncrétisme médiéval, et histoires des idées au Japon.

Samedi 27 et dimanche 28 avril à 15h

Cérémonie du thé

Musée Labenche

Tereda San, maître de thé Japonaise, offrira une véritable cérémonie du thé. Il s’agit d’un art traditionnel puisant son inspiration dans le bouddhisme zen au cours duquel le thé vert en poudre (le thé matcha) est préparé et servi à la manière d’un art. Chaque geste codifié est le produit d’une stricte discipline enseignée dans une école. La maîtrise de la cérémonie du thé peut prendre toute une vie.

Exposition d’ikebana

Chapelle Saint-Libéral

Comme le thé, l’Ikebana a ses écoles. La difficulté est telle que l’association briviste Les Asphodèles s’est rapprochée de l’école Sogeshu via quatre stages animés par des pratiquantes émérites de cette forme d’ikebana.

« Sogeshu est une école relativement récente et qui pratique le « free style », explique Annick Depelley, présidente de l’association et cela nous semblait plus abordable. » Avec passion et humilité les membres des Asphodèles travaillent depuis le début de l’automne à la confection toute en délicatesse de bouquets qui s’expriment chacun comme un langage.

Samedi 27 avril à 18 h 30 et à 20 h

Conférence sur les Yôkai et projection du Voyage de Chihiro

au REX.

Parmi tous les films japonais intégrant la dimension du magique et du sacré, Le voyage de Chihiro est sans aucun doute un des plus emblématique. Hayao Miazaki, nous entraine sur les pas d’une petite fille de l’autre côté des frontières du temps et de l’espace dans un monde peuplé de créatures qu’aucun humain ne peut voir. Il s’agit d’un chef d’œuvre à voir et à revoir.

La conférence qui y est associée évoquera ces fameux Yôkai, êtres facétieux, monstres ou esprits qui peuplent le folklore japonais. « Ce sont ces Yôkai et la nécessité de les présenter au public lors des Journées d’arts sacrés qui ont présidé au choix de la projection du Voyage de Chihiro », raconte Romain Grosjean, directeur du Rex.  « Nous avons la chance d’accueillir le cinéaste Pascal Alex Vincent qui va nous montrer des choses qui n’ont jamais été vues. De tous les japonistes, c’est l’un des plus sollicité. »

 

Samedi 27 et dimanche 28 avril de 10 h à 12 h

Ateliers et dédicaces

Médiathèque

Intervention et séance de signatures de Cécile Brun et Olivier Pichard, auteurs de l’album Onibi, carnets du Japon invisible, publié par les éditions Issekinicho. Trophée d’argent au prix international du manga, Sélection Prix “Première Bulle” 2017 au Festival Angers BD. Sélection Prix “Bull’Gomme” 2018 par la Bibliothèque départementale de la Mayenne.

Malgré la modernisation du pays, les Japonais prennent encore souvent les histoires de fantômes très au sérieux. Les deux auteurs au cours de ces journées inciteront les visiteurs à créer leur propre Yôkai et à dessiner comme un vrai mangaka.

Du 16 avril au 4 mai

Exposition Yôkai de Takuma Shindo

Médiathèque

Artiste franco-japonais autodidacte né à Bordeaux, Takuma Shindo fait des Yôkai un de ses thèmes favoris. Parallèlement à ses activités d’illustrateur il est également musicien et accompagne régulièrement l’auteur de bandes dessinées Adrien Demont dans des performances graphiques et musicales.

 

 

 

 

 

 

Frédérique Brengues, Photos : Diarmid COURREGES

Frédérique Brengues, Photos : Diarmid COURREGES

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