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"Vivat Rex !"

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Le cinéma Rex vivra. Lors d’une conférence de presse hier soir, Jean-Marc Comas, adjoint à la culture, et Guillaume Delpiroux, directeur de la culture, ont confirmé que le passage du cinéma art et essai d’une délégation de service public à un fonctionnement en régie municipale ne changera rien à son fonctionnement et à son rôle dans l’offre culturelle à Brive. Par ailleurs, les salariés ne perdront pas leur travail.

 

REX 5“Ce n’est pas acceptable de laisser dire que le Rex va fermer et qu’il n’y aura plus de cinéma art et essai à Brive.” Dès le début de ce rendez-vous avec la presse, Jean-Marc Comas a voulu être très clair. Une manière de faire taire les rumeurs et les fausses informations ou autres pétitions qui circulent en ville et sur internet. Des réactions dont s’étonne l’élu car, dit-il, “le passage de délégation de service public en régie municipale n’est pas une surprise et était annoncé depuis quelques temps et notamment de manière on ne peut plus officielle par le maire lors du dernier conseil municipal”. Un changement qui “a justement pour but d’asseoir et de pérenniser l’activité“. “C’est une volonté de la Ville“, affirme Jean-Marc Comas, “qui s’est notamment traduite par ailleurs dans le maintien de la totalité de la subvention au festival du moyen métrage et dans la sanctuarisation de la part de subvention versée au centre culturel dédié  à l’activité cinéma.”

Le passage en régie municipale sera effectif dès le 1er juillet prochain. La décision sera votée lors du dernier conseil municipal du mois de juin. Cette décision a été prise fin avril par la commission de délégation de la Ville qui a émis un avis défavorable au renouvellement de la délégation de service public dont bénéficiait jusque là l’association “cinéma Rex”. REX 3“Cet avis”, explique Guillaume Delpiroux, “se base sur un faisceau de faits comme par exemple des prétentions financières trop importantes par rapport aux finances de la Ville. 60 000 euros de plus soit une demande d’augmentation de la subvention de l’ordre de 40%, et cela sans proposer plus et mieux.”

La commission s’est par ailleurs posée des questions sur le mode de gouvernance de l’association “Cinéma Rex” puisque des changements de statuts en avaient supprimé le conseil d’administration et regroupé en une seule et même personne, à savoir Bernard Duroux aux commandes de ce bateau art et essai depuis le début en 2002, les fonctions de président et de directeur. “Si ce n’est pas illégal” précise Guillaume Delpiroux, “ce n’est pas conseillé”. Enfin, un autre reproche dans la candidature de l’association à son renouvellement à la tête du Rex est le manque total de vision quant à la nouvelle grande région. “Rien dans la demande”, explique le directeur à la culture,REX 4 “ne laissait entrevoir une volonté de positionner le Rex dans ce nouvel espace et de contacter ou d’utiliser les moyens et structures spécialisées en art et essai de cet espace géographique pour développer le cinéma.”

Concrètement, l’activité de projection, qui cessera fin juin, ne devrait pas reprendre avant quelques semaines, le temps de rencontrer les 12 salariés du Rex et de transformer leurs contrats de travail de droit privé en contrats de droit public, puisque tous seront gardés à l’exception de Bernard Duroux qui a atteint l’âge de la retraite. Le temps donc également de lui trouver un remplaçant dans le rôle de directeur-programmateur. “C’est une période de transition qui s’ouvre”, précise Guillaume Delpiroux, “que nous espérons la plus courte possible durant l’été, avant une reprise habituelle des activités du cinéma.”

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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