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Visite à Turenne à la Distillerie des Terres Rouges

Françoise Cayre et Frédéric Soulier, respectivement présidente de la CCI de la Corrèze et président de l’Agglo de Brive, sont allés visiter la Distillerie des Terres Rouges à Turenne mercredi matin. L’occasion de prendre le pouls de cette entreprise qui emploie 10 salariés et sort 1,5 million de bouteilles d’apéritifs, crèmes et liqueurs à l’année. Et pas de la Salers seulement. Aujourd’hui site de production, l’établissement qui a traversé des difficultés et connu une profonde réorganisation en 2014, a su rebondir et peut à présent regarder l’avenir plus sereinement.

De la macération à la mise en bouteille en passant par la distillation, le président de l’Agglo Frédéric Soulier et Françoise Cayre, présidente de la CCI de Corrèze, ont eu droit mercredi matin à une visite conviviale et exhaustive de la distillerie des Terres rouges. Une visite de concert faite dans le cadre de Brive entreprendre, qui marque leur volonté commune d'”accompagner les chefs d’entreprises du territoire et d’être en contact direct avec eux”, ont témoigné les intéressés.

Site de production appartenant au groupe Pagès Vedrenne depuis 2014, l’établissement étend ses bâtis sur 6.500m2. “Dix salariés travaillent aujourd’hui sur le site”, détaille Jérôme Corneille le directeur, “dont deux à la fabrication, 5 au conditionnement et à l’emballage et un en laboratoire.” Chaque année, 1,5 million de bouteilles sortent du site dont 400.000 de Salers, produit phare de l’entreprise. Sa consommation, déclinant doucement, devrait connaître un rebond. “Les amers, qu’on appelle à présent les bitters, reviennent à la mode”, explique Axel Herrmann, ancien directeur du site, aujourd’hui en charge de l’exportation en Europe pour tout le groupe. “La Salers, intégrée dans les cocktails, connaît un regain à l’export.”

Autres succès, “les boissons aromatisées à base de vin sont une nouvelle catégorie de breuvage qui marchent bien depuis l’essor du rosé pamplemousse”. Encore discrète, la production de gin pourrait aussi être développée. “Même si toutes ne vont pas au bout, on a entre 3 et 4 demandes par semaine pour développer de nouvelles recettes. On en a travaillé une avec de la truffe et même du caviar d’Aquitaine il n’y a pas longtemps.” Les sirops représentent aussi un marché énorme à l’étranger où caramel, vanille ou noisette sont mélangés aux boissons chaudes, thé, chocolat ou café.

Sur les 15 millions d’euros de chiffre d’affaires que fait le groupe sur les alcools et les sirops, Axel Herrmann estime que celui du site représenterait près de 5 millions d’euros.

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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