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Velibor Colic: "je ne peux pas être nationaliste, j'ai un stylo"

intro prix lecteursVelibor Colic a reçu pour son livre Ederlezi (Gallimard) le prix des lecteurs de la Ville de Brive. L’occasion pour le public de découvrir un écrivain qui fait se mêler sans cesse tragique et comique.

Ederlezi retrace le périple d’un orchestre tzigane emporté par les remous d’une histoire sauvage. Une histoire que Velibor Colic, né en Bosnie, connaît bien pour l’avoir vécue . “J’ai été le témoin privilégié de la dernière guerre yougoslave. Je viens d’un pays partagé et assassiné par des gens qui sont toujours au pouvoir”.

prix lecteursA travers ce livre, il parle aussi du peuple Rom, sur lequel il a voulu écrire en évitant les pièges des bons sentiments, “le pire ennemi de la littérature”. Fasciné par ces “premiers européens”, Velibor Colic a tenu à respecter toutes leurs richesses, lumineuses et obscures, tragiques et comiques.

Pour l’auteur d’Ederlezi, la littérature est aussi beaucoup plus que des mots, surtout dans un monde  où “les barbares brûlent toujours les livre”.  “J’habite à Douardenez. Un pêcheur marocain, et plus breton que les bretons m’a dit un jour, “je ne peux pas être nationaliste, j’ai un bateau”. Moi, je ne peux pas être nationaliste, j’ai un stylo”. Et Velibor Colic n’est pas près de le lâcher. C’est une bonne nouvelle.

Michel DUBREUIL

Michel DUBREUIL

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