L'actualité en continu du pays de Brive


Une rentrée masquée mais rassurante

En ce mardi de rentrée, le maire Frédéric Soulier a fait son habituel tour des écoles sans oublier de déjeuner à la cantine. L’occasion de faire le point sur les principaux travaux réalisés pendant l’été et de constater la stabilité des effectifs : 3.240 enfants scolarisés cette année. Si ce n’est le masque porté par tous les adultes, cette rentrée passait comme tout à fait normale. En tout cas très sereine malgré la crise sanitaire, avec de rares absences, l’application d’un protocole sanitaire rassurant pour les parents et des enfants comme des enseignants heureux d’enfin se retrouver.

Le chiffre demande encore à être affiné car en cette première journée il s’agit de confronter les prévisions à la réalité des inscriptions. Les 25 écoles publiques totalisent cette année 3.241 élèves, un chiffre légèrement supérieur à la rentrée 2019 (pour mémoire 3.223 enfants). « Nous avons une bonne stabilisation des effectifs pour la deuxième année consécutive, c’est plutôt encourageant », se réjouissait Frédéric Soulier.

Ce qui était marquant ce matin dans ce contexte Covid-19, c’est l’exceptionnelle sérénité qui régnait dans tous les établissements visités, signe que chacun a pris la mesure du protocole sanitaire à appliquer. Les absences étaient rares. Même sérénité en ce qui concerne la restauration scolaire. « La fréquentation est restée stable avec 62% des enfants déjeunant à la cantine, ce qui représente 2.000 repas par jour », détaille Valérie Taurisson, première adjointe en charge des affaires scolaires.

« Les parents ont été rassurés par le protocole très strict qui a été mis en place dans nos restaurants scolaires. » Les enfants y prennent leur repas comme auparavant par tablées de classe, en évitant les brassages. Là où les locaux le permettent comme à Bouquet, Jean de La Fontaine et Cap Ouest pour Jules Romains, les élèves se retrouvent à 2 par table. C’est d’ailleurs à Cap Ouest que le maire et son adjointe ont partagé le menu de rentrée incluant Cordon bleu de dinde et petits pis en plat principal.

Drôle de rentrée tout de même avec des adultes portant tous un masque, avec des parents ne pouvant pas accompagner leurs enfants jusque dans leur première classe ou selon les écoles admis à ne rester à la porte de celle-ci qu’un très court instant.

« Vous nous avez manqué, ça fait plaisir de vous revoir », se réjouissait le maire en entrant dans les classes des plus grands, accompagné dans chacune des élus référents. Cette traditionnelle visite de rentrée permet de prendre le pouls des écoles et de constater les principaux travaux réalisés pendant les vacances. Par exemple à l’école Michel Peyramaure (anciennement Saint-Germain qui doit être inaugurée jeune 5 novembre), une cour entièrement refaite côté élémentaire cycle 2, deux classes repeintes côté maternelle, la réfection du toit à la maternelle Pont Cardinal, des travaux de désamiantage à la maternelle Lucie Aubrac…

Le plus gros des travaux pendant l’été

Assurer le bon fonctionnement des écoles publiques relève des obligations des communes et la Ville de Brive entretient ainsi son patrimoine tout au long de l’année. En 2020, elle y a affecté près de 572 000 euros. Mais c’est pendant six semaines en été que se concentrent le plus gros des travaux. Cet été, la Ville y a encore consacré plus de 511 000 euros : 89% du budget annuel. Défile dans les écoles pendant ces quelques semaines estivales une ronde des corps de métiers et d’entreprises : peintres, menuisiers, maçons, carreleurs, couvreurs… Sauf que là aussi, la Covid-19 a perturbé les prévisions. « Certains travaux de réfection qui étaient programmés dans les restaurants scolaires ou les sanitaires, pour lesquels il y avait beaucoup de co-activité entre les entreprises sur une période donnée, n’ont pas pu être réalisés en raison des contraintes sanitaires », explique Valérie Taurisson. « Cela représentait un montant d’environ 136 000 euros. Nous avons fait le choix de maintenir le budget prévu pour les travaux et de réaffecter ces sommes dédiées à des travaux complémentaires, notamment de toitures ou de menuiseries, qui vont ainsi permettre d’améliorer l’isolation thermique. C’est aussi un fort soutien aux entreprises locales impactées par la crise. »

Toutes les écoles sous visiophone

La Ville achève aussi son programme de sécurisation renforcée qu’elle a lancé en 2017. Quatrième et dernière tranche cet été avec Bouquet, Louis Pons 2,  Saint Germain 1 et 2. D’ici fin septembre, les 25 écoles publiques seront ainsi toutes équipées de visiophones. Le programme s’élève à 234 500 euros sur les quatre années. Autre gros programme, celui de la mise en accessibilité des établissements scolaires. Une enveloppe de 58 000 euros cet été avec la réalisation d’une rampe au restaurant scolaire à l’école Jules Ferry. Il est également prévu cette année la création d’un sanitaire PMR en octobre à l’école Lucie Aubrac. Ces travaux sont réalisés dans le cadre de l’Agenda d’accessibilité programmée, ADAP, qui concerne 143 établissements recevant du public dont les écoles. Priorité a été donnée majoritairement aux établissements scolaires. Plus d’1,4 million d’euros a déjà été investi dans leur accessibilité. Ces réalisations concernent des rampes, mains courantes, la mise en conformité de portes, sanitaires, escaliers, la mise en place de signalisation spécifique, pose de vitrophanie et bandes podotactiles… L’indice d’accessibilité (ou indice de conformité réglementaire) des écoles s’élève aujourd’hui à 82%.

Dans ce contexte Covid-19, la Ville s’est bien préparée à cette rentrée en concertation avec l’Education nationale et se tient prête à s’adapter si besoin. Pas moins de 250 agents municipaux travaillent dans les 25 écoles publiques. Ils sont Atsem de maternelle, agents techniques de chauffe des repas et d’entretien ou agents d’animation. Rien que le déjeuner mobilise 200 d’entre eux. « Nous avons un bon taux d’encadrement car nous voulons que les enfants profitent pleinement du moment du repas, dans un climat calme et bienveillant. »

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Laisser un commentaire

trois + sept =