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Une Foire du livre qui se réécrit chaque année

La 36e Foire du livre de Brive vient d’être inaugurée. Bel éloge à la lecture et à la diversité culturelle tout au long des déambulations du cortège inaugural comme au fil des discours qui ont précédé la remise du prix de la langue française à Jean-Luc Coatalem.

 

“Chaque édition commence comme une lecture d’un nouveau livre”, a entamé le maire Frédéric Soulier, une fois coupé le ruban inaugural et accomplies les déambulations et salutations à travers les allées. Un grand livre, comme les autres, dont “l’écriture nous aide à garder les yeux grand ouverts sur un horizon large”, paraphrase le maire en empruntant la métaphore à Laurent Gaudé, président de cette 36e édition.

Si tel un Phénix, la Foire du livre peut ainsi renaitre chaque année de ses cendres, c’est évidemment en grande partie à la personnalité de ceux et celles qui en acceptent la présidence. Cette faculté à se nourrir de rencontres renouvelées, offre ainsi à la manifestation cette “singularité culturelle, authentique, sans fard, et bienveillante à l’égard de tous nos publics”.

“J’ai mesuré la capacité des gens de Brive à aimer les livres“, renchérit Vincent Monadé, président du Centre national du livre, pourtant le premier du genre à honorer la manifestation.

“Vue de Paris et de son café de Flore, Brive était pendant trop longtemps jugée de haut”, confesse-t-il. “Le CNL s’est rendu compte de l’outil magnifique pour promouvoir la littérature et la lecture. C’est la plus grande foire du livre en terme de chiffre d’affaires libraire car le public qui vient ici est un public de lecteurs”, insiste-t-il.

“Le livre est un remède pour au moins deux maux: l’ennui et l’obscurantisme”, a déclamé Laurent Gaudé. “Il offre un voyage dans l’étrange, le différent, le lointain qui nécessite toujours la curiosité de celui qui le fait”, développe le président en prônant la pluralité des livres. “Le pluriel nous sauve des vision restrictives et dangereuses”, concluait Laurent Gaudé en jonglant sur les mots “culture” et “populaire”. “Il faut sans cesse que la culture reste joyeuse” est la couleur que le président veut apporter à la manifestation.

C’est d’ailleurs a un de ces grands écrivains “voyageurs”, Jean-Luc Coatalem, que le maire de Brive a remis pour conclure le Prix de la langue française 2017. Un lauréat visiblement ému qui s’est déclaré “impressionné tant par la composition du jury rassemblant des Académiciens Français, Goncourt et des grands journalistes que par les noms de ses prédécesseurs”.

Infos sur foiredulivredebrive.net.

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

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