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Un Stradivarius et un virtuose à Jean Moulin

Il y a des objets magiques, uniques, qui traversent le temps, les épreuves… Les violons Stradivarius, du nom du luthier italien du 17e-18e siècle Antonio Stradivari qui a fabriqué pendant des années ce qui allait devenir la référence incontestable des violons mais pas seulement (alto, violoncelle…), en font partie. Un de ces chefs d’œuvres était à Brive il y a peu avec son possesseur, mais pas son propriétaire, Kirill Troussov. D’abord, dans le cadre d’un concert qui a été donné au théâtre mais surtout, et fait plus rare et exceptionnel, le Stradivarius et Kirill Troussov sont allés à la rencontre de certains élèves de Jean Moulin. Une rencontre magique, un moment suspendu.

Kirill Troussov et sa sœur Alexandra sont venus donner un concert à Brive, cette semaine au théâtre. Les deux artistes virtuoses se sont produits dans le cadre du Festival de la Vézère. La matinée de la représentation, Kirill est allé à la rencontre d’une classe de 3e de Jean Moulin et des élèves de la chorale du collège. L’artiste d’origine russe mais à la nationalité allemande qui parle cinq langues et qui a fait le tour du monde depuis ses 8 ans jouant dans presque tous les pays du globe à jouer le jeu. Armé de son Stradivarius, Karill Troussov a même interprété quelques pièces (Paganini, Tchaïkovski, Brahms…) devant des élèves conquis. Une séance de questions/réponses était également prévue.

Les élèves ont ainsi également pu écouter le parcours de ce violoniste à la renommée mondiale. Ses débuts au violon, ses études musicales en Allemagne. Kirill a également parlé de son violon qui n’est pas sa propriété. C’est un prêt car ce violon est inestimable (il couterait plusieurs millions d’euros). Ce violon Stradivarius original a traversé le temps, il a été fabriqué dans les ateliers d’Antonio Stradivari. C’est sur celui-ci même qu’a été joué pour la première fois par Adolph Brodsky le concerto pour violon de Tchaïkovski le 4 décembre 1881…

 

Les caractéristiques de cet instrument sont exceptionnelles. La qualité des divers bois employés bien entendu mais surtout son vernis. Un savoir faire unique et un secret de fabrication car la composition de ce vernis n’a, à ce jour et malgré les progrès scientifiques, toujours pas pu être reconstituée.

Un grand moment pour les élèves mais aussi pour Kirill Troussov qui, quand il le peut, quand il n’est pas dans un avion vers une destination pour jouer un concert, donne des masterclass, des cours, va à la rencontre de la jeunesse car pour lui, « c’est important de transmettre. L’éducation est la clé. C’est notre rôle de transmettre aux générations suivantes car elles sont le futur. La musique est un langage pour tout le monde et s’adresse à tout le monde. C’est un moyen d’éduquer, d’élever. »

C’est un peu ce Kirill Troussov a fait, très simplement, cette matinée là.

 

 

Julien Allain

Julien Allain

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