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Travailler ensemble pour améliorer la santé

En terre d’ovalie, ils ne sont pas 7 ou 15 mais 12 et ont décidé de jouer collectif. Autour de l’Agglo de Brive et de l’ARS, ils ont signé ce matin le Contrat local de santé. L’idée, en cette ère de tension médicale, est de faciliter l’accès aux soins, mais pas seulement. L’ambition est de créer les conditions favorables pour prévenir les problèmes de santé en jouant sur la promotion de l’activité physique, la nutrition et l’environnement. Bref de créer une vraie dynamique.

Le CLS, Contrat local de santé) est un contrat signé entre une Agence régionale de santé et une intercommunalité, en associant d’autres acteurs. « Ce projet de territoire à l’échelle de l’Agglo fédère l’ensemble des partenaires locaux sur la thématique de la santé et du bien-être », résume son président Frédéric Soulier. Initié par le service des sports de la Ville, ce projet a été écrit en février 2019 et sa genèse, dans le contexte particulière de la pandémie, illustre bien l’engouement des partenaires.

Les principaux acteurs locaux en matière de politique publique de santé sont engagés dans le processus aux côtés de l’Agglo et de l’ARS: la préfecture, le Conseil départemental, la Caisse primaire d’assurance maladie, le centre hospitalier de Brive, France Assos Santé (la voix des usagers), la direction académique des services de l’Éducation nationale, la Mutualité sociale agricole du Limousin et la Caisse d’allocations familiales de la Corrèze. Et au delà des signataires, les différents opérateurs sur le terrain. Plus de 150 intervenants issus d’horizons divers ont ainsi participé aux groupes de travail qui ont permis d’élaborer des orientations stratégiques en s’appuyant sur un diagnostic et une enquête réalisés en début de démarche.

Le projet aussi concerté que partagé a ainsi débouché sur une feuille de route qui s’articule quatre grands axes d’intervention: deux d’actions prioritaires portant directement sur l’accès à la prévention et au soin ainsi que sur la prise en compte des publics fragiles ou à risques (aînés, handicap, santé mentale, aidants…), deux autres relevant d’une approche de sensibilisation et de pédagogie sur la promotion des comportements favorables à la santé (bienfaits de l’activité physqiue, installations d’équipements, promotion du sport adapté, développement des modalités douces…) et sur une dimension environnementale (qualité de l’air, perturbateurs endocriniens, nuisances sonores…).

« La problématique de santé ne se pose pas seulement lorsqu’on est malade, c’est un bien-être physique, psychique et mental », rappelle Sylvie Boué, directrice de la délégation corrézienne de l’ARS. « La condition physique et un élément clé de la santé », renchérit Frédéric Soulier.

En ce sens, la Maison Sport Santé ouverte par la Ville en 2019 et qui vient d’être labellisée cette année par l’ARS, a un rôle crucial à jouer. Des médecins vacataires y reçoivent environ 800 personnes par an, des éducateurs sportifs municipaux peuvent également établir un bilan des personnes envoyées par leur médecin et accompagner dans une démarche d’activité physique adaptée. La diététicienne de la Ville peut également proposer des ateliers tous les mois. C’est tout un mouvement sportif qui s’inscrit ainsi dans cette politique et qui englobe ainsi les diverses activités mises en place par les équipements et les clubs pour faire naitre le besoin et le plaisir de se bouger. Plus d’infos sur la Maison Sport Santé au 05.55.18.15.90.

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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