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Tant qu'il y aura des mots

Tant qu’il y aura des mots, titre de son 7e recueil qui vient de paraitre, Jean-Robert Gaucher composera des poèmes comme il respire. Cet amoureux exigeant de la rime y délaisse quelque peu son regard attendri sur le monde pour s’accorder quelques coups de griffe bien sentis. Le Briviste dédicacera son ouvrage début mai à Cultura.

Il nous l’a déjà dit: “La poésie, c’est un mode de pensée“. Elle aura structuré la sienne et accompagné sa vie. La poésie classique, bien sûr, celle dont il s’est fait le chantre: “C’est une façon de respirer, j’écris depuis toujours“. Lors de notre rencontre, il comptabilisait “2684 poèmes, tous bien répertoriés”. Seuls 450 d’entre eux ont eu l’honneur d’un recueil. Son septième paru en février dernier au Vers luisant, en regroupe 72. Un ouvrage qui se veut “plus d’actualité” et dénote d’avec sa bienveillance coutumière. Jean-Robert Gaucher s’avoue “pour une fois un peu agressif“, avec ” des prises de position plus affirmées” comme dans Egalité où il écorne ses “misogynes amis” ou avec L’anathème dans lequel il pourfend “ces immondes salauds anonymes tueurs d’innocentes victimes”. Le titilleur de muse délaisse son indulgence coutumière. Sa Comédie humaine transpire la désillusion. Cœur meurtri, Décrépitude, Comment passe le temps, Renommée… Son inspiration ne peut ignorer la marche inéluctable des ans. Certes, les pages distillent toujours de doux poèmes qui content fleurette ou nature, Premiers flocons, Sous le gui, Orage dans le ciel, Pour toi seule… Mais le pli est pris et l’on se surprend à chercher le sens caché dans le plus anodin des écrits. Le poète ne se dérobe pas et reconnait l’importance de ce recueil. “J’ai mis beaucoup plus de soin que pour les autres, mais j’ai déjà relevé deux petites coquilles, des fautes d’attention”, peste l’auteur. Pour l’heure, il a décidé de s’accorder une pause dans sa publication. Ce qui ne l’empêchera pas de rimer. Une seconde nature!

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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