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Songe d’un après-midi d’hiver

Theo la nuitLe centre socioculturel Raoul Dautry s’est vu plongé dans la magie, le rêve et la poésie cet après-midi grâce à Théo la nuit, un conte chorégraphique et musical imaginé et joué par la Compagnie Youpla ! Véritable parenthèse enchantée, les enfants en ont pris plein les mirettes. De quoi les régaler en cette période de début de vacances scolaires. Les 150 places de la salle de spectacle du centre socioculturel étaient presque toutes occupées cet après-midi. Theo le conteur...Les enfants, accompagnés de leurs parents, ainsi que plusieurs centres de loisirs, sont venus assister au spectacle.

Sur scène , il y a Théo, le conteur. Installé dans un fauteuil à bascule, il se remémore son enfance, les histoires que lui racontait son père. Au son de sa voix, les personnages du récit prennent vie sur scène. Théo le conteur, et Théo l’enfant se retrouve côte à côte. C’est alors que quelque chose de magique se produit avec l’émergence d’une nouvelle strate temporelle. Nous sommes tout a à coup emportés dans les aventures extraordinaires du jeune enfant, accompagné de Carapatte et de Clara, la poupée qui cabriole. Tous trois partent en quête de l’Oiseau de nuit et de son île magique, un univers tout droit sorti des histoires narrées par le père de Théo.

Theo la nuit vueLe texte est savoureux, l’histoire pleine de merveilles et la performance chorégraphique des comédiennes pleine de grâce. Muettes, les émotions qu’elles parviennent à créer grâce à leur chorégraphie sont riches : du comique, de la peur, du bonheur, de la peine… Toute une palette d’émotions est convoquée. Les pérégrinations fabuleuses sont en fait voyage initiatique. Le conte vise à conjurer les peurs des tout-petits en les rejouant et à exaucer leurs désirs les plus fous. La visée est proche de la catharsis, cette “purgation des passions” que visaient déjà les dramaturges antiques.

Puis la lumière s’assombrit, le conte touche à sa fin. Il ne reste plus que le conteur en scène. Sur le point de partir, il sort de son anorak une poupée, et un soldat qu’il s’apprête à offrir à Sanson, son jeune fils de 4 ans. La boucle est alors bouclée. La rêverie s’efface devant le conte, le conte devant la réalité : le jeune public, séduit, applaudit. N’était-ce que rêve ? On ne sait plus très bien. “Ah! Mais en fait ce sont des adultes…”, s’étonne une petite fille. La réalité reprend en effet ses droits. De là à dire que le charme est rompu… Loin s’en faut ! La rêverie qui a pris son envol durant tout le temps du spectacle trouvera certainement une nouvelle vie dans l’esprit fécond de ces petits dotés d’une richesse infinie : leur capacité à rêver.

Theo la nuit pano

Le festival Jeune public est organisé depuis une dizaine d’années au centre Raoul Dautry. Les spectacles, qui conservent leur qualité année après année, sont présentés durant les vacances de février. Le festival, débuté hier, se poursuit jusqu’à vendredi.

  • Mercredi 10 février à 10h45 et 14h30 : Où va l’eau par la Cie O’Navio Théâtre . Pour les enfants de 12 mois à 5 ans. Durée : 25 minutes.
  • Jeudi 11 février à 14h30 : Ali Baba et les quarante voleurs par Les petits pois sont rouges. A partir de 4 ans. Durée : 45 minutes.
  • Vendredi 12 février à 14h30 : Une lune entre deux maisons par le Théâtre sur le fil. A partir de 3 ans. Durée : 35 minutes.

Tarifs : groupes enfants : 3,10 euros. Adhérents : adultes : 5,15 euros, enfants : 3,10 euros. Tout public : adultes 6,20 euros et enfants 5,15 euros. Réservations au 05.55.23.02.78. (places limitées)

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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