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SCOT Sud Corrèze : la phase de pré-diagnostic est maintenant amorcée

A l’occasion de la réunion de son comité syndical, hier soir au Sirtom, le Syndicat d’études du bassin de Brive (SEBB) en charge du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) a poursuivi son avancée dans l’élaboration du document d’urbanisme qui regroupe 78 communes (8 intercommunalités dont l’Agglo et 5 communes isolées). Le document fixe, à l’échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, les orientations fondamentales de l’organisation du territoire afin de préserver un équilibre entre zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles. Il détermine aussi les objectifs des diverses politiques publiques en matière d’habitat, de développement économique, et de déplacement.”Le travail réalisé jusqu’à présent laisse entrevoir qu’une culture commune s’est mise en place. Cette dynamique conjointe est précieuse”, analyse Patricia Broussole, présidente du comité syndical. “Il faut que le SCOT vive.” Pas si simple. Explication.

Le débat a porté hier sur deux points principaux, rapportés par Patricia Broussolle, présidente du syndicat : l’adhésion possible d’une nouvelle intercommunalité et l’orientation budgétaire. “Nous en sommes à un tournant”, avance la présidente. Un tournant qui impose de faire certains choix.

La communauté de communes Juillac Loyre Auvézère (composée de 8 communes dont une dans le département de la Dordogne) a décidé de rejoindre la structure du SEBB. A l’unanimité, la délibération a été acceptée. “Le périmètre du SCOT a désormais atteint sa pertinence : il est définitif“, avance Patricia Broussolle.

Le débat d’orientation budgétaire, qui a suivi, a été vif. Le syndicat, qui a voté précédemment et à l’unanimité des personnes présentes l’augmentation de la cotisation de 0,40 à 1,30 euros par habitant, a soumis la proposition de cette hausse au comité. “On rentre dans une phase de turbulence de l’équilibre budgétaire”, analyse la présidente. Si la recette est excédentaire sur la section investissement, les recettes de fonctionnement sont largement inférieures aux dépenses.

L’augmentation de la dotation proposée est “démesurée” selon certains maires de petites communes qui entrevoient déjà la difficulté de la faire accepter au moment des conseils municipaux. Les prévisions de 0,40 euros “ne tenaient pas compte de la réalité du fonctionnement”, explique la présidente en précisant que “l’Agglo met gracieusement à disposition un personnel” et que “différents services, comme les finances et la cartographie, sont aussi mis à contribution”.

“C’est une hausse qu’on pourrait envisager plus allègrement si vous nous garantissiez qu’elle ne sera requise qu’une seule fois”, avance Bernard Reynal, vice-président du SEBB. “Rassurez-nous sur l’avenir“, demande-t-il. S’il est difficile de s’engager sur le futur, Patricia Broussolle a néanmoins garanti que  l’Agglo continuerait d’assumer son rôle lors des situations difficiles: “Tout le monde doit prendre ses responsabilités, poursuit-elle. Pour l’heure, rien n’est encore fixé, mais le débat a eu lieu et la présidente a pris note de toutes les propositions du comité parmi lesquelles figurent la réalisation d’études prévisionnelles et l’adaptabilité des cotisations selon la richesse de la commune.

La prochaine réunion se tiendra le 2 mars. Transversale, elle donnera l’occasion aux cinq commissions thématiques (rassemblant notamment l’environnement et les infrastructures) de dégager les tendances de l’état actuel de la réflexion. Parmi les points abordés, la part du ferroviaire, l’outil aéroport pour capter les activités touristiques, le rôle structurant du haut débit et la préservation du paysage tiendront une large place dans les débats.

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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