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Résidences d'auteurs à Brive: "Une parenthèse heureuse et féconde"

Une rencontre pleine de vie et d’intérêt cet après-midi à la Foire du livre. Celle des écrivains venus en résidence à Brive et de leurs lecteurs. L’espace Gazeau était comble pour découvrir ces auteurs qui, durant 1 ou 3 mois, viennent dans la cité gaillarde pour travailler, à l’invitation de la Ville et de Centre national du livre.

Sur la scène: Jérôme Leroy, Sophie Divry, Théo Ananissoh, Marc Pautrel et Béatrice Wilmos, avec in fine une découverte multiple. D’abord celle des visiteurs avec ces écrivains qui ont passé du temps à Brive pour travailler. Ensuite celle de ses auteurs avec leur public et pour certains d’entre eux la possibilité de croiser des gens qu’ils ont connu à cette occasion. Enfin, celle des écrivains eux mêmes car si tous connaissaient le nom des uns et des autres, qui les avaient précédés ou suivis en résidence, ils ne s’étaient jamais vu en vrai. A la clef, des échanges d’une grande sincérité, teintés d’humour et d’anecdotes.

Leurs résidences d’auteurs, ils l’ont tous vécue comme un véritable moment privilégié. Privilégié car « tout est fait pour nous aider dans notre travail d’écrivain ». Comme ils le soulignent tous, « à Brive, contrairement à d’autres résidences, on est seul, hébergé dans une maison fort agréable, mais seul et donc sans éléments qui viendraient nous distraire dans notre travail ». Une sorte d’apesanteur sociale durant laquelle l’auteur vit en alternance son écriture, la lecture et les promenades. Avec une liberté totale car « en échange de cette résidence, la Ville n’exige rien de nous, et ne nous prend pas pour des animateurs sociaux ou culturels ». C’est donc de façon tout à fait volontaire que les uns et les autres participent à des rencontres avec le public ou dans les écoles.

Une façon d’être qui, pour tous, fait que la résidence à Brive est « exceptionnelle ». Et de renchérir en affirmant « qu’ici, on sent une reconnaissance presque affective« , et cela leur donne beaucoup d’assurance dans leur travail. C’est d’ailleurs, et c’est un avis unanimement partagé, « l’un des moments où l’on se sent le plus écrivain ». De quoi ravir un public nombreux et conquis même si, avec un grand sourire, les 5 auteurs présents ont « avoué » ne pas avoir profité de leur résidence pour aller voir un match de rugby au Stadium.

 

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Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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