L'actualité en continu du pays de Brive


Quatre jeunes de Jacques Cartier relèvent le défi de l'éloquence

Inès, Wiam, Jalal et Amine, qui suivent l’accompagnement à la scolarité du centre socioculturel Jacques Cartier, participent demain au concours d’éloquence organisé par les Treize arches. A 20h30 au théâtre. Entrée libre et gratuite. Plus d’infos au 05.55.24.62.22.

Parmi une liste de questions toutes aussi loufoques les unes que les autres, Inès, Wiam, Jalal et Amine ont fait leur choix. “Pourquoi la poule n’aurait-elle pas de dents?” pour les filles; “L’avocat est-il meilleur mûr?” du côté des garçons. Demain, sur la scène de la grande salle du théâtre, ils auront 5 minutes pour proposer leur réponse et défendre leur position face à un jury qui aura particulièrement à l’œil l’éloquence des participants mais aussi la structure de leur propos.

Certes, tous les coups sont permis, tous les registres et tous les styles mais encore faut-il répondre d’une manière ou d’une autre – par l’absurde, la dérision ou la contestation – à la question. Inès, Wiam, Jalal et Amine ont choisi d’écrire leur réponse sous la forme d’un dialogue qui s’achève, en face à face, avec deux plaidoyers; chacun devant alors défendre bec et ongles sa position. “On a appris plein de choses”, commencent les filles car, si les jeunes sont invités à laisser libre court à leur imagination, leur propos se doit d’offrir des bases sérieuses, scientifiques. Aussi, outre leurs thèses fantaisistes et les néologismes qu’elles se sont plu à concevoir, elles sont allées chercher des arguments solides. “On a découvert que la poule descendait du dinosaure!” C’est là justement le cœur du plaidoyer de Wiam qui avance que les deux espèces ne comptent pas moins de 125 ressemblances anatomiques! Inès se laissera-t-elle convaincre par son acolyte?

Et Jalal et Amine, finiront-ils par s’entendre sur le degré de maturité nécessaire pour faire un excellent avocat? Parlent-ils seulement de la même chose? Plutôt fiers, ils ont offert en avant-première une lecture cocasse de leur réponse. Les garçons sont les premiers à savourer la teneur de leur argumentaire. Ils prennent plaisir à le partager. C’est palpable, et ça marche! Immanquablement on rit et c’est sans compter sur l’accent africain et irrésistible que prend Amine! Les jeux de mots fusent, le fossé qui les sépare amuse.

Pour eux, au fait, qu’est-ce donc que l’éloquence ? “Ce sont des sketches!” Quelle personnalité fait montre d’éloquence à leurs yeux? Du tac au tac: “Gad Elmaleh, Jamel Debbouze!” Derrière le jeu, il y a l’enjeu, décrypte Nadia, responsable du pôle accompagnement à la scolarité. “Nous avons été informés de ce concours par Marie-Paule Baussan, chargée de programmation qui accompagne les projets nature et science des Treize arches. Il permettait d’aborder par l’absurde et donc par l’humour des questions très sérieuses et nécessitait de faire des recherches, de construire un argumentaire, savoir le défendre. Ça nous a paru complet et vraiment intéressant à développer dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité.”

Sur ce même sujet, vous pouvez lire notre précédent sujet:

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

Laisser un commentaire